Fermeture de lits: une mesure temporaire, justifie le CSSS-IUGS

Les chambres à quatre lits aménagées dans les salles de loisirs du Centre... (Archives La Tribune)

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Les chambres à quatre lits aménagées dans les salles de loisirs du Centre d'hébergement D'Youville du CSSS-IUGS sont une mesure temporaire visant à diminuer la liste d'attente pour les places en soins de longue durée à Sherbrooke.

Ces lits de débordements ont été ouverts à la fin janvier avec un ajout d'infirmières auxiliaires, de préposés aux bénéficiaires et de services professionnels sur les différents quarts de travail qui amène les ratios légèrement au-dessus des normes établies.

C'est l'assurance qu'a donnée mercredi  la coordonnatrice aux soins de longue durée du CSSS-IUGS, Danika Manseau, au lendemain d'une manifestation du Syndicat des professionnelles en soins de l'Estrie visant à dénoncer les conditions d'hébergement dans ces installations qui accueillent des personnes âgées.

Grâce à des mesures comme ces lits de débordement, la liste des Sherbrookois en attente d'une place en CHSLD à Sherbrooke est passée de 109 en septembre 2014 à 43 aujourd'hui, selon les données fournies par le CSSS-IUGS.

Puisqu'une grande proportion de ces personnes en attente occupaient un lit de soins de courte durée au CHUS avant d'être transférées, il y avait nécessité d'agir, défend aussi Mme Manseau, la mission première du CHUS n'étant pas d'offrir ce type d'hébergement de longue durée.

Lits de débordement

Pour y arriver, 10 lits de débordements ont été ouverts à D'Youville et 10 autres l'avaient été en novembre au pavillon St-Joseph du CSSS-IUGS, dans des chambres simples ou doubles, spécifie toutefois Mme Manseau.

D'autres personnes âgées ont été transférées dans des lits de courte durée du CSSS-IUGS, dans des CHSLD de la région estrienne ou en résidences privées.

« On essaie de les garder pas plus d'un mois dans ces hébergements temporaires avant de les ramener dans l'installation de leur choix », expose Danika Manseau.

Seulement cinq personnes en attente d'une place en CHSLD occupent un lit de courte durée au CHUS, note par ailleurs Mme Manseau, soit le niveau « normal ». « Pour nous, la situation est rétablie. De jour en jour, on évalue la nécessité de maintenir les lits de surcroît et D'Youville sera le premier établissement où ils seront fermés. »

Quant aux deux chambres de fin de vie du pavillon D'Youville du CSSS-IUGS, Danika Manseau conviendra qu'elles sont devenues des chambres de débordement depuis plusieurs mois, comme le dénoncent les porte-parole syndicales. « La liste d'attente avait atteint un niveau qui ne nous permet pas de maintenir ce service (de chambre de fin de vie). On souhaiterait le maintenir, c'est notre vision comme institution, mais comme gestionnaire, on se retrouve devant un dilemme difficile. »

Pour Luce Gagné, une Sherbrookoise dont la belle-mère a été transférée dans une chambre à quatre lits du pavillon D'Youville au début du mois, la situation fait peine à voir.

Le personnel est très gentil, constate-t-elle, mais il est surchargé de travail et les installations ne lui facilitent pas la tâche. Elle doute aussi qu'il s'agisse d'une mesure temporaire. « S'ils ont laissé entrer ces gens-là dans les salles de loisirs, ils vont continuer d'y héberger des gens c'est certain! »

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