La place Nikitotek déménagera en 2017

La place Nikitotek ne trônera plus au bout de la rue des Abénaquis à l'été... (Archives La Tribune, René Marquis)

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(SHERBROOKE) La place Nikitotek ne trônera plus au bout de la rue des Abénaquis à l'été 2017. C'est la projection confirmée par Destination Sherbrooke en table éditoriale à La Tribune, affirmant avoir amorcé les démarches pour déménager le théâtre extérieur dans un autre endroit du centre-ville.

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Denis Bernier

Imacom, Frédéric Côté

Malgré le fait que les élus municipaux cibleraient des terrains dans le même secteur pour la construction du futur musée de l'automobile, dans l'éventualité où la Ville parviendrait à mettre la main sur la collection de la famille Demers, c'est plutôt la reconstruction et le déplacement du pont des Grandes-Fourches qui entraîneront le déplacement du théâtre.

Le directeur général de Destination Sherbrooke, Denis Bernier, s'explique. «Il a été rendu public qu'il pourrait éventuellement y avoir un pont qui serait construit dans ce secteur-là. Quelle que soit la décision dans le dossier du musée de l'auto, la place Nikitotek devra être déménagée à cause du nouvel axe routier. La scène ne pourra pas cohabiter avec le pont.»

Le président de l'organisme paramunicipal, Rémi Demers, qualifie même le déménagement d'«incontournable».

«Nous pensons pouvoir tenir deux autres saisons au même endroit. Nous avons commencé à regarder avec la Ville pour la relocalisation. C'est notre volonté de rester au centre-ville, puisque le montant qui nous a été attribué en subvention en matière d'immobilisation, pour le théâtre de la place Nikitotek, était rattaché aux 6,6 M$ consacrés à la gorge de la rivière Magog. Il n'est pas impossible que le théâtre soit installé ailleurs, mais nous devrons obtenir l'approbation du ministre des Affaires municipales», précise Denis Bernier.

L'entente liée au versement de la subvention oblige pour le moment la Ville à conserver la vocation du théâtre, près de la rivière Magog, jusqu'en 2022.

«Il s'agit d'une propriété privée et elle est située à côté d'une résidence pour personnes âgées...»


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Paul Beaudoin

Imacom, Frédéric Côté

À première vue, très peu de terrains semblent disponibles le long de la rivière Magog. M. Bernier rejette rapidement la possibilité d'utiliser le terrain de l'ancienne buanderie de l'Estrie, incendiée en 2010 sur la rue Frontenac. «Il s'agit d'une propriété privée et elle est située à côté d'une résidence pour personnes âgées...»

Pour demeurer au centre-ville et en bordure des rivières, Destination Sherbrooke pourrait s'intéresser à la ceinture verte évoquée pour la première fois dans le plan d'aménagement du centre-ville dévoilé en janvier. «C'est relativement nouveau le projet de ceinture verte au centre-ville, alors nous ne sommes pas encore allés jusqu'à étudier cet aspect-là», commente Paul Beaudoin, directeur du Centre de foires de Sherbrooke et des opérations.

Son collègue Jean-François Ouellet, directeur de l'innovation et du développement, mentionne que les usages de l'un et de l'autre ne sont pas incompatibles. «On peut avoir une ceinture verte et avoir des activités à l'intérieur. Ce n'est pas un territoire où il ne doit absolument rien se passer.»

Rappelons que le plan d'aménagement du centre-ville suggère également une vocation culturelle et communautaire pour le secteur de la rue Wellington Sud.

Rémi Demers ajoute qu'il est loin d'être impossible de replacer la scène au centre-ville.

La place Nikitotek et le toit à être construit sont conçus pour pouvoir être facilement démontés.

Musée de l'auto: «C'est la famille Demers qui tranchera»

Destination Sherbrooke croit au réel pouvoir attractif d'un musée de l'automobile à Sherbrooke. En attendant que la famille Demers choisisse la ville qui accueillera sa collection, les démarches de l'organisme paramunicipal demeurent limitées.

Dans une entrevue accordée à La Tribune l'an dernier, Roger Demers affirmait qu'un musée de l'automobile pouvait attirer 600 000 visiteurs la première année dans une ville comme Sherbrooke. Des chiffres qui n'ont pas été validés à la municipalité.

«Nous n'avons pas fait d'étude de marché. Nous prenons les données de la famille Demers, et si le dossier avance, c'est une étape que nous devrons faire sur le potentiel d'attractivité en termes de nombre de personnes. Le nombre de visiteurs avancé doit être validé. Comme le maire le dit, Sherbrooke a posé sa candidature. Nous ne sommes pas les seuls sur les rangs. Au final, c'est la famille Demersqui tranchera», explique le directeur général de Destination Sherbrooke, Denis Bernier.

M. Bernier confirme avoir visité les entrepôts abritant les voitures. «Nous sommes allés voir cette collection à quelques reprises. Ils ont des pièces de collection qui susciteraient assurément l'intérêt du public. Tous ceux qui ont déjà visité la collection ont constaté qu'il y avait un potentiel attractif. Quand on pénètre dans cette caverne d'Ali Baba, on est comme dans un autre monde. On se demande s'il est possible que tout ça soit regroupé dans ces entrepôts. C'est assez particulier.»

La collection pourrait avoir le potentiel que Destination Sherbrooke recherche pour un produit d'appel. «Il y a une forme d'unicité que nous recherchons dans un produit attractif.»

Denis Bernier confirme que le centre-ville sera un site considéré si le musée voit le jour. «Dans notre planification, nous voulons mettre le centre-ville en valeur. Il y a des analyses qui ont été faites, mais qui ne sont pas très avancées, qui confirment qu'un des lieux potentiels pourrait être le centre-ville puisqu'on y trouve déjà trois musées.»

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