«Une oeuvre» devant les locaux de la CSRS

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(SHERBROOKE) Alors que la position de Québec et des syndicats sont diamétralement opposées, les enseignants de la région seront de plus en visibles au cours des prochaines semaines.

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Benoit Houle

Archives La Tribune

Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE) ont créé « une oeuvre », mardi, devant les bureaux de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) afin qu'elle « prenne le pouls de leur tâche réelle ».

Le président du SEE, Benoit Houle, croit que rien n'est impossible, surtout si les enseignants de la province ont l'appui de la population. La convention collective arrivera à échéance le 31 mars prochain.

« Je crois que c'est possible (NDLR : de rapprocher les positions des deux parties), car rien n'est joué. La majorité de nos demandes, c'est pour améliorer les conditions de travail des enseignants et en même temps, celles des élèves. On espère que la population va nous appuyer, autant pour le bien des jeunes que de la profession. »

En assemblée générale en décembre, les membres ont opté pour différents moyens de pression, allant des autocollants aux visites des conseils d'établissement et des commissaires. Les enseignants pourraient aussi prolonger la récréation ou raccourcir la journée d'enseignement de 10 minutes. Ils resteront alors en présence des élèves pour assurer leur sécurité.

Les enseignants craignent une augmentation de leurs tâches.

Actuellement, explique M. Houle, les enseignants sont assignés à des tâches par la direction pour 27 heures, par exemple pour assister à des comités, rencontrer des parents, etc.

« Pendant ces 27 heures, la direction détermine ce que l'enseignant fait. »

En outre, en vertu d'une entente, l'enseignant dispose de cinq heures où il détermine les tâches qu'il accomplit, comme de la correction. Or, selon les demandes patronales, le temps assigné par la direction pourrait passer de 27 à 35 heures, sans augmentation salariale, avance M. Houle. « On avait cinq heures pour faire notre planification, notre correction, etc. Notre crainte, c'est que ce temps-là fonde et on va en faire plus à la maison. »

Les enseignants, pour leur part, demandent plutôt que « leur temps de nature personnelle » soit augmenté à six heures.

L'augmentation du nombre d'élèves par classe est également sur la table; il a été question d'une hausse des ratios de la troisième à la sixième année, de même qu'au secondaire.

« On n'a pas eu de précision sur l'augmentation des ratios », note M. Houle.

Le SEE représente quelque 3500 enseignants des trois commissions scolaires francophones (CSRS, CSS, CSHC) de la région.

Le SEE fait partie du front commun syndical regroupant environ 400 000 employés des services publics québécois. Le groupe réclame une augmentation d'au moins 13,5 % sur trois ans. Québec propose un gel salarial pour les deux premières années.

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