Le SANC plaide pour une meilleure intégration à l'emploi

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(SHERBROOKE) Comme la Ville de Sherbrooke, le Service d'aide aux Néo-Canadiens a déposé un mémoire à la commission parlementaire vers une nouvelle politique québécoise en matière d'immigration, de diversité et d'inclusion. La directrice de l'organisme, Mercedes Orellana, a notamment plaidé pour une meilleure intégration à l'emploi.

«Il arrive souvent qu'on demande à une personne immigrante de compléter sa francisation avant de lui permettre d'occuper un emploi. Nous pourrions penser la francisation de façon concomitante. Une fois que la personne a une connaissance de base, peut-on l'intégrer à l'emploi, lui permettre de travailler, de s'accomplir tout en poursuivant son apprentissage? Elle payerait des impôts en apprenant. Ça coûterait moins cher à la société», explique Mme Orellana.

«Nous croyons que n'importe quelle région pourrait accueillir un groupe de personnes immigrantes si les acteurs se sont concertés avant pour créer un milieu de vie attrayant. Pour ce faire, il faut qu'un ou des acteurs aient l'expertise pour aider les régions intéressées à préciser leurs besoins et leur ouverture pour effectuer une démarche d'attraction et de rétention positive», ajoute-t-elle.

Dans son propre mémoire, la Ville de Sherbrooke dénonçait la disparition d'une entente de financement pour sa politique d'intégration. «Ces fonds servaient à financer certains projets qui favorisent l'intégration. Nous avions par exemple bénéficié d'un montant pour publier un guide du propriétaire et du locataire que nous avons traduit en plusieurs langues.»

Premier rang

Mercedes Orellana confirme qu'en combinant le nombre de réfugiés et d'immigrants parrainés, Sherbrooke figure au premier rang provincial avec un pourcentage de 53 % de ses nouveaux arrivants. Une dynamique qui s'expliquerait notamment par la forte présence des communautés afghane et syrienne. «Pour les immigrants parrainés, c'est la communauté qui prend en charge les membres de sa famille pour les faire venir. Ce sont les familles qui amassent de l'argent pour payer les frais, qui s'occupent de la recherche de logements. Sherbrooke a un facteur d'attraction parce qu'elle permet de réunir des familles.»

Pour les autres réfugiés, c'est le gouvernement fédéral, après un processus de sélection serré, qui les prend en charge. «C'est Immigration Québec qui déterminera où iront les réfugiés parmi les 13 communautés d'accueil du Québec. Ceux qui sont pris en charge par l'État sont destinés à des villes à l'extérieur de Montréal puisqu'il y a une politique de régionalisation de l'immigration.»

Selon Mme Orellana, Sherbrooke peut recevoir jusqu'à 300 réfugiés de chacune des catégories annuellement. L'an dernier, ce sont 164 réfugiés pris en charge par l'État qui se sont établis à Sherbrooke.

L'adaptation d'un réfugié est souvent plus longue que celle d'un immigrant économique puisqu'il doit passer par une période de francisation, une période d'adaptation à la réalité de la communauté d'accueil et un accompagnement multidisciplinaire en fonction de ses besoins spécifiques.

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