Inquiétudes à la faculté de théologie

Au nom de l'Association étudiante de la faculté... (Imacom, Frédéric Côté)

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Au nom de l'Association étudiante de la faculté de théologie et d'études religieuses de l'Université de Sherbrooke, Loïc Brurat, Rachel Genest et Sylvana Al Baba Douaihy ont expirmé leurs craintes quant à l'avenir de la faculté.

Imacom, Frédéric Côté

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Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Un climat d'inquiétude règne entre les murs de la faculté de théologie et d'études religieuses (FATER) de l'Université de Sherbrooke quant à son avenir. La direction de l'Université est à élaborer un plan de restructuration qui prévoit la fermeture la faculté afin de la remplacer par un Centre de formation interdisciplinaire sur le religieux contemporain. Une décision prise «en catimini» et sans consultation, déplore l'Association étudiante (AEFATER) qui estime avoir son mot à dire lorsqu'il est question de l'avenir de la faculté.

Même si la direction affirme qu'aucun scénario définitif n'a encore été adopté, l'AEFATER craint que la nouvelle structure ne remette en cause l'autonomie de la théologie parmi les autres disciplines. Elle reproche en outre à l'administration son manque de transparence, mais surtout l'absence de consultation, alors qu'il est question que la faculté puisse fermer ses portes dès la fin de la présente année financière, soit le 30 avril 2015.

Malgré une rencontre tenue jeudi avec des membres de l'administration, les dirigeants de l'AEFATER se disent toujours inquiets quant au type de structure que l'université prévoit mettre en place avec la création du nouveau centre.

«Ce qui nous inquiète, c'est le peu d'information qu'on nous donne, malgré le fait que ça fait plusieurs semaines qu'ils nous ont informés de la fermeture de la faculté, dit la vice-présidente Rachel Genest. En même temps, ils nous disent qu'ils sont en négociations avec les autres doyens facultaires, car c'est eux qui seront appelés à gérer ce centre. On sait qu'il va y avoir un directeur, mais ce directeur n'aura pas les mêmes pouvoirs hiérarchiques qu'un doyen qui peut décider de l'autonomie de la discipline», précise-t-elle.

Étudiante au doctorat, Sylvana Al Baba Douaihy craint elle aussi pour l'autonomie de la théologie dans un éventuel centre de formation interdisciplinaire.

«Comment pourront-ils gérer ce centre et prendre les bonnes décisions? Qui va décider s'il faut engager un théologien ou un exégète ou autre? On a peur que le programme d'étude du religieux contemporain s'aligne sur les disciplines en sociologie, en anthropologie, en philosophie et autres et que la marge de la théologie soit vraiment minime», craint-elle.

«Formule gagnante»

Joint par La Tribune, le doyen de la FATER, Pierre C. Noël, a refusé de commenter l'état du projet publiquement. Mais il assure qu'il n'a jamais été question pour l'Université de mener ce projet à terme sans consulter les principaux intéressés, à savoir les enseignants et les étudiants.

«Je comprends parfaitement les craintes exprimées par les étudiants et les inquiétudes que peut soulever l'absence de réponses à leurs questionnements, convient M. Noël. Là-dessus, je suis entièrement de leur côté là-dedans et l'Université aussi d'ailleurs. Même si nous travaillons sur ce projet depuis plusieurs semaines, il reste encore beaucoup d'éléments à valider avant d'en arriver à un portrait global. Ce qu'on veut, c'est en arriver à une formule gagnante pour tout le monde. Et on est prêts à rencontrer les étudiants et les professeurs à tout moment pour calmer leurs craintes, s'il y en a», assure le doyen.

La faculté de théologie de l'Université de Sherbrooke compte quelque 350 étudiants et une quinzaine de professeurs et chargés de cours. Elle a été créée en 1961. Son érection canonique date de 1964.

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