Raif Badawi : la pression ne lâche pas

Des élèves du Collège Mont-Notre-Dame mais aussi du... (IMACOM, René Marquis)

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Des élèves du Collège Mont-Notre-Dame mais aussi du Collège Sacré-Coeur, comme Laetitia Parent, participent aux manifs éclair pour la libération de Raif Badawi. « C'est important pour nous de venir, on est une quinzaine aujourd'hui », disait hier la jeune femme, qui en était à sa deuxième participation.

IMACOM, René Marquis

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(Sherbrooke) « La mobilisation à Sherbrooke est hallucinante, par sa constance et aussi par son ampleur; ça va des citoyens jusqu'au maire, en passant par l'Université et la CSN-Estrie. »

La directrice générale d'Amnistie internationale Canada, Béatrice Vaugrante, participait vendredi midi pour la première fois à l'une des manifs éclair pour la libération de Raif Badawi qui se tiennent devant l'hôtel de ville de Sherbrooke. « Il était temps! » dit en souriant celle qui est impressionnée de la participation du milieu sherbrookois à la campagne d'Amnistie internationale.

« Pour avoir travaillé depuis longtemps sur des dossiers en lien avec l'Arabie saoudite, je sais que c'est un pays qui ne se laisse pas facilement émouvoir. Il reste encore beaucoup de travail à faire, il faut que les premiers ministres continuent de se prononcer », soutient Mme Vaugrante.

Raif Badawi n'a pas reçu hier les 50 coups de fouet auxquels il est condamné tous les vendredis jusqu'à ce qu'il en ait reçu 1000. « Il n'est pas passé devant, le médecin, on ne sait pas trop pourquoi il ne les a pas reçus. On est contents, mais pas tant que ça, parce que la peine est toujours là, c'est juste qu'elle est en suspens... c'est une forme de torture psychologique », soulignait Mireille Elchacar, coordonnatrice du groupe sherbrookois d'Amnistie internationale.

Il est également difficile pour elle de déterminer l'impact que peut avoir le retour en Cour criminelle de la cause de Raif Badawi. « En Arabie saoudite, le système de justice est assez opaque, il ne correspond pas aux normes internationales... On aimerait y voir des signes de clémence, mais on ne sait pas vraiment ce que qui va arriver », dit-elle.

Heureusement, la pression se maintient malgré le temps qui passe. « La mobilisation mondiale est vraiment incroyable. C'est un effet qui est dû à la fois à l'horreur du cas, mais aussi malheureusement à cause de sa simplicité : la libération de Raif dépend de la volonté d'un seul homme », rappelle Mme Vaugrante.

À Sherbrooke vendredi, encore une centaine de personnes s'étaient rassemblées, dont Ensaf Haidar, conjointe de M. Badawi, ainsi que des groupes d'élèves des collèges Mont-Notre-Dame et Sacré-Coeur.

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