Raif Badawi: les élèves prennent la plume pour écrire au ministre

Des élèves de l'école Du Phare de la... (Imacom, Jessica Garneau)

Agrandir

Des élèves de l'école Du Phare de la classe de l'enseignante Rina Thériault écrivent au ministre des Affaires étrangères pour Raïf Badawi. Marie-Pier Beaudette, Crystel Gosselin-Dion et Karelle Ducharme Dugas sont en pleine écriture.

Imacom, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) « Cher Monsieur le ministre, je souhaite que Doodi et ses soeurs puissent retrouver leur père Raif... »

Le ministère des Affaires étrangères recevra assurément des lettres de Sherbrooke en soutien au blogueur Raif Badawi, dont la femme et les trois enfants sont réfugiés à Sherbrooke.

Dans la classe de l'enseignante Rina Thériault, à l'École internationale du Phare, les élèves ont pris la plume pour écrire au ministre, afin que celui-ci intervienne auprès des autorités saoudiennes pour la libération du blogueur. L'école internationale Du Phare accueille des enfants d'une cinquantaine de nationalités.

L'histoire de Raif Badawi rappelle des moments difficiles à certains élèves. « Vivre loin des personnes qu'on aime, c'est vraiment difficile. Je ne parle pas juste pour parler, c'est parce que j'ai vécu l'expérience. Mon père m'a laissée quand j'avais un mois et après 12 ans on s'est revu (...) C'est pour ça que je décide d'écrire cette lettre, je ne veux pas que ses enfants souffrent comme moi... » a écrit une jeune fille immigrée.

Les élèves de Mme Thériault et de l'enseignante Claudine Gnocchini ont regardé la vidéo du comédien de 30 vies, Émile Proulx-Cloutier, jeudi, où il demande aux jeunes de la province d'écrire au ministre John Baird.

Le ministre Baird a annoncé sa démission cette semaine. Son collègue Ed Fast assurera l'intérim.

«C'est dommage, les enfants sont privés de leur père...»


En lançant la vidéo sur les réseaux sociaux, l'artiste qui nous a donné Aimer les monstres souhaite que les jeunes du Québec inonde le ministère des Affaires étrangères de missives.

« Ici, de ce temps-là, on entend beaucoup parler du ministre de la Santé, de l'Éducation... On peut dire ce qu'on veut, mais il y a des pays où l'on ne peut pas », a expliqué Mme Thériault aux élèves.

« J'en avais entendu parler, qu'il était condamné à mille coups de fouet, qu'ils avaient des enfants à Sherbrooke (...) C'est dommage, les enfants sont privés de leur père... », indique Marie-Pier Beaudette, une élève de quatrième secondaire. « Je trouve ça ridicule. Tu ne devrais pas être emprisonné pour avoir écrit un blogue!», lance Karelle Ducharme Dugas.

« Si dans le futur il se passe quelque chose, ils vont avoir le sentiment d'avoir accompli quelque chose de grand », estime Mme Thériault. Environ 70 enfants ont adressé une lettre au ministre.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer