Le gouvernement «désagrège le tissu social», selon Françoise David

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Françoise David

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) Le gouvernement du Québec est en train « d'effilocher, de déstructurer et de détricoter le tissu social du Québec », estime la co-porte-parole de Québec Solidaire Françoise David.

De passage à Sherbrooke dans le cadre d'une conférence organisée par l'association souverainiste des étudiants de l'UdeS, la députée de Gouin en a profité pour dénoncer les impacts des compressions que le gouvernement du Québec imposent à sa population.

« Nous avons en ce moment à Québec un gouvernement qui ne gouverne pas pour les régions. C'est assez hallucinant », a-t-elle déclaré.

Selon Mme David, les récentes coupures en Estrie - dans les écoles primaires et secondaires, dans les centres locaux de développement, dans des subventions aux petits organismes, dans les universités et les cégeps... - représentent un manque à gagner de 60 M$, seulement pour l'année 2014.

« [Ces coupures] font perdre aux régions des leviers importants de développement social et culturel en plus de créer du chômage. »

« Ce qui me frappe ce sont non seulement les conséquences économiques et financières, mais également les conséquences humaines dont ne ne parle pas assez et dont le gouvernement ne parle jamais », poursuit-elle en insistant que ce sont toujours les mêmes citoyens qui doivent assumer les conséquences des coffres vides de l'État.

« Cette situation occasionne des conséquences à court terme difficile à vivre pour les gens, mais également des conséquences à long terme, particulièrement en région », avance-t-elle en citant en exemple la fermeture d'usine ou la perte de pouvoir dans les communautés locales.

Par conséquent, elle promet de se battre contre cette obsession de l'atteinte du déficit zéro qui se réalise au prix de la destruction du tissu social du Québec

« Rouleau compresseur de l'austérité »

La porte-parole locale du parti, Hélène Pigot, accompagnait Mme David lors du point de presse. Celle-ci a dénoncé les coupures qui affectent le milieu de l'enseignement supérieur.

« À Sherbrooke, nous recevons de plein fouet cette nouvelle vision des services publics accompagnée du rouleau compresseur de l'austérité. Dans nos établissements d'éducation, pourrons-nous continuer à rayonner quand les coupures répétitives viennent sabrer dans les services essentiels en éducation? », questionne celle qui est également professeure à l'UdeS.

Selon Mme Pigot, les compressions exigées à l'UdeS pour l'année en cours sont de 22,5 M$ alors qu'elles atteignent 3 M$ au Cégep depuis 4 ans.

Outre les suppressions de poste, la porte-parole de QS déplore la raréfaction des services aux élèves.

« Sait-on que l'université s'est désabonnée de nombreux périodiques consultés par les étudiants et les professeurs et qu'elle planifie d'allonger cette liste? Sait-on que l'université, en coupant 14 postes dans les services documentaires en deux ans, rétrécit ses heures d'ouverture des bibliothèques », dénonce Mme Pigot.

« Avec son obsession du déficit zéro, le gouvernement menace la formation de nos jeunes », conclut-elle.

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