2000 noms contre le changement d'un stationnement

Jacques Lacaille... (Imacom, Frédéric Côté)

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Jacques Lacaille

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Le propriétaire du Centre de santé Carillon, situé sur la rue du même nom, demande à la Ville de revoir le réaménagement prévu pour son stationnement, situé dans l'emprise de la rue. Jacques Lacaille a déposé une pétition de 2000 noms, lundi au conseil municipal.

« Pour être fidèle aux 2000 personnes qui ont signé cette pétition et la centaine de patients qui se plaignent par écrit de ne pas avoir trouvé de stationnement au Centre de santé Carillon, nous venons [...] demander que la Ville tienne compte de l'aspect humain, de la sécurité et du bien-être de notre clientèle la plus vulnérable », a-t-il exprimé.

Concrètement, le nouveau plan proposé entraîne selon M. Lacaille la démolition des six places de stationnement en façade, perpendiculaires à la rue, qui seraient remplacées par trois places dans la rue. « On a donc enlevé les meilleures places de stationnement à nos patients les plus vulnérables et on a créé un corridor de circulation rétréci et plus à risque pour nos patients. Les trois nouveaux emplacements étant dans la rue sont loin de la porte d'entrée et posent un problème de sécurité en hiver en raison de la glace qui s'y forme. Il nous a été dit que de reculer dans la rue constituait un danger. Toutefois, la plupart des citoyens reculent dans la rue pour sortir de leur entrée. Pourquoi, si aucun accident n'est arrivé chez nous depuis 30 ans, commencerions-nous à en avoir? »

M. Lacaille a précisé que sa clinique réalise 16 000 consultations médicales annuellement, sans tenir compte des clients de la pharmacie. Il mentionne qu'elle dispense des services spécifiques à une clientèle souvent âgée, donc en perte d'autonomie. « La sécurité de nos patients, l'accessibilité de notre clinique et la responsabilité constituent pour nous des valeurs de premier plan. La présence de places à l'avant permettait aux personnes âgées ou en perte d'autonomie un accès plus sécuritaire à la clinique. »

Le directeur par intérim du Service des infrastructures urbaines et de l'environnement à la Ville de Sherbrooke Jocelyn Grenier explique que les travaux ont été effectués dans la cadre de la réfection de la rue de Carillon. « Ce que nous avons essayé de trouver était une option de compromis pour régulariser l'entrée et extraire les cases qui étaient perpendiculaires et à l'intérieur de l'emprise de rue. Finalement, nous avons été dans l'impossibilité d'en arriver à une entente. Le plus récent scénario redonnait deux cases à proximité des six existantes, mais nous en concrétisions sept dans la rue. »

Le président du comité exécutif Serge Paquin a mentionné que plusieurs intervenants s'étaient rendus sur place pour constater la situation. « De façon générale, quand la Ville procède à des réfections majeures, nous en profitons pour effectuer des remises aux normes. Ce n'est pas dans nos habitudes d'agir de façon sauvage. »

« S'il y a un projet de stationnement qui a été analysé à la Ville de Sherbrooke, c'est bien celui-là. Je comprends qu'il s'agit de trois places de moins au net. Ce sont des considérations de sécurité qui nous ont guidés », a commenté le maire Bernard Sévigny.

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