Le président de la CC de Fleurimont met en garde d'éventuels manifestants

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(SHERBROOKE) Les propos du président de la Chambre de commerce de Fleurimont (CCF) Janick Anctil à propos des manifestants ayant interrompu une conférence du premier ministre Philippe Couillard à Montréal ont fait réagir sur Facebook. M. Anctil a notamment qualifié ces syndicalistes d'imbéciles, de sans-génie, de syndicaleux et d'hommes de Cro-Magnon.

Mardi à Montréal, une dizaine de personnes ont dû être expulsées d'une conférence après avoir chahuté le premier ministre et avoir exhibé une pancarte sur laquelle on pouvait lire « Stop Couillard ».

Mentionnant que la CCF souhaitait accueillir Philippe Couillard pour une conférence, M. Anctil a écrit : « J'ajoute à l'invitation la garantie que si quelqu'un, à l'intérieur de la salle, décide de lui manquer de respect, ce sera de très courte durée. Le président va se charger personnellement de ces imbéciles.

« Notre chambre de commerce ne sera certainement pas complice de ces sans-allure », écrit-il encore.

En réplique, le compte Facebook du commerce Un monde de noix écrit : « Ce n'est pas le genre de propos que j'apprécie du président de la chambre de commerce à laquelle j'ai adhéré. »

Appelé à s'expliquer, Janick Anctil persiste et signe. « On peut être en désaccord avec ma façon de passer le message, c'est un peu raide et ça manquait peut-être de papier sablé, mais je ne le regrette pas vraiment. On ne peut pas tolérer des revendications syndicales dans une conférence du premier ministre portant sur le développement économique. Ce n'est pas un endroit pour négocier des conditions de travail ou pour revendiquer des choses. »

Mais est-ce réellement le rôle d'un président de la chambre de commerce de se « charger » de potentiels manifestants? « Ce serait peut-être effectivement le rôle de quelqu'un d'autre, mais il faut voir à ce que ça n'arrive pas. Si les gens sont identifiés à des trouble-fête, ils ne pourront pas accéder à la salle. Nous voulons parler de développement économique et nous voulons que le premier ministre se sente en sécurité. Si des gens veulent s'exprimer, ils pourront le faire si ça se passe dans le respect. »

M. Anctil craint que Philippe Couillard coupe les liens avec les chambres de commerce si les épisodes de manifestation se multiplient. « Les manifestants ont le droit d'être à l'extérieur, même si je trouve ça ridicule. Je sais qu'ils ne se priveront pas de ce droit-là. »

Janick Anctil estime que « si les gens d'affaires allaient dans les réunions syndicales pour interpeller les représentants syndicaux, ils brûleraient leur chemise sur la place publique pour nous dénoncer ». Il ajoute avoir reçu des messages des gens d'affaires qui partageaient son opinion.

Il confirme par ailleurs que la demande a été acheminée à Philippe Couillard pour qu'il visite le CCF mais qu'il n'a encore pris aucun engagement.

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