Un feu sonore est demandé au coin King et Jacques-Cartier

Bertrand Nadeau... (Imacom, Frédéric Côté)

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Bertrand Nadeau

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) En pleine semaine de la canne blanche, l'Association des personnes handicapées visuelles de l'Estrie demande l'installation d'un feu sonore pour piétons à l'intersection des rues King Ouest et Jacques-Cartier. Bertrand Nadeau, qui représentait l'association, s'est adressé au conseil municipal lundi.

« Plusieurs de nos membres utilisent cette intersection pour marcher autour du lac, pour aller au Marché de la gare ou pour fréquenter les commerces à proximité. Cette intersection est particulièrement difficile pour les personnes non voyantes », affirme M. Nadeau.

Si le fait d'avoir une intersection complètement protégée paraît sécuritaire pour la plupart des piétons, puisque tous les feux de circulation tournent au rouge en même temps, il en va tout autrement pour les personnes non voyantes. « Ce qui permet à un non-voyant de traverser une intersection, c'est justement le bruit. Lorsqu'une personne traverse par exemple en direction nord-sud, à côté de la pharmacie, le trafic à sa gauche lui fait un mur de son qui lui permet de traverser en ligne droite. S'il y a un feu sonore, ce dernier agit comme un corridor de son. Or, à cette intersection, puisque tous les feux sont rouges, tous les véhicules s'immobilisent en même temps et il n'y a plus de bruit. »

Certains membres de l'association ont d'ailleurs vécu de mauvaises expériences selon Bertrand Nadeau. « Ce qui devait arriver est arrivé à certains de nos membres qui se sont retrouvés en plein milieu de l'intersection. Une bonne Samaritaine est allée les chercher pour les ramener sur le trottoir. Il faut comprendre que quand une personne non voyante quitte un coin de rue, s'il n'y a pas de son pour la guider, il suffit qu'elle parte un peu de biais pour qu'elle soit désorientée. »

Les handicapés visuels ont donc pris l'habitude d'attendre au coin de la rue qu'un passant accepte de les aider à traverser. « En termes d'autonomie, nous trouvons que ce n'est pas correct. En termes de sécurité, nous trouvons que c'est davantage pas correct. »

M. Nadeau a mentionné que le Centre de réadaptation de l'Estrie avait analysé la situation et déposé un rapport à la Ville de Sherbrooke en janvier 2014.

Jocelyn Grenier, directeur par intérim du Service des infrastructures urbaines et de l'environnement à la Ville de Sherbrooke, confirme que le dossier est à l'étude. « C'est la norme d'avoir tous les feux rouges sur un feu sonore. Nous en avons 13 sur notre territoire. Nous avons effectivement reçu cette requête. »

Le président du comité de sécurité publique, Marc Denault, a pour sa part remercié M. Nadeau pour son intervention. « En tant qu'élus, nous étions tous convaincus que le fait d'avoir tous les feux au rouge en même temps rendait encore plus sécuritaire l'intersection. Je pense qu'il est bon que vous ameniez ce point-là. À l'agenda de la prochaine réunion du comité de sécurité publique, nous parlerons de la requalification de certains feux de circulation. »

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