La Ville accélère le financement du toit de la place Nikitotek

Les élus sherbrookois ont procédé à une modification du mode de financement du... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Les élus sherbrookois ont procédé à une modification du mode de financement du toit   pour assurer une disponibilité rapide des fonds nécessaires. L'opération comptable, contestée par les conseillers Jean-François Rouleau, David Price et Hélène Dauphinais, fait passer les dépenses de 900 000 $ dans le fonds de roulement alors qu'elles devaient initialement faire l'objet d'un emprunt.

En contrepartie, la deuxième phase de la piste cyclable le long du boulevard de Portland, le scellant du plancher du Centre de foires et le remplacement du système d'alarme de la division des bâtiments sont transférés dans la colonne des emprunts.

« Nous avons un fonds de roulement à la ville qui nous permet d'éviter des emprunts, de sauver des frais d'intérêts. Il y a une liste de projets qui, selon les priorités, sont identifiés en emprunts ou au fonds de roulement. En emprunts, c'est plus long de débloquer les fonds. Dans le dossier de la place Nikitotek, de passer par le processus de règlement d'emprunt, ça nous mettra trop serré. La modification au financement ne change rien au projet. Il n'y a pas de mauvaises intentions derrière ça. C'est quelque chose de courant lorsqu'il y a des modifications au montage financier d'un projet », explique le conseiller Rémi Demers, également président de Destination Sherbrooke.

« Le motif est simplement une question de temps : nous devons être prêts pour un spectacle cet été et procéder à la construction du toit. À la limite, on pourrait imaginer qu'il y aura aussi moins d'intérêt à payer parce que nous ne nous chargeons pas d'intérêts sur le fonds de roulement. Ce n'est toutefois pas ce qui a motivé notre décision », ajoute-t-il.

Jean-François Rouleau a été le premier à s'opposer. « Je reconnais la légalité du processus, mais il demeure discutable dans le contexte actuel. En considération pour la démocratie, je veux enregistrer ma dissidence. »

Hélène Dauphinais abondait dans le même sens. « À l'heure actuelle, de changer de mode de financement, ça empêche la population de s'opposer à ce projet d'emprunt. Nous n'avons pas encore de détails sur comment [l'entente pour la construction du toit] fonctionnera. Je pense que le dossier chemine plus vite que l'information que nous avons, alors j'enregistre ma dissidence. »

Lors du dépôt du budget municipal, en décembre, il avait été mentionné que Québec Issime assumerait les coûts de construction du toit, soit 75 000 $ par année pendant dix ans. La convention pour le remboursement devrait être adoptée par le conseil au cours des prochains mois.

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