Financement inadéquat pour les nouveaux arrivants

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke a mis en évidence les défis qui attendent les personnes immigrantes et les communautés d'accueil, mardi, en présentant un mémoire lors de la commission parlementaire vers une nouvelle politique québécoise en matière d'immigration, de diversité et d'inclusion. À Québec, la conseillère Annie Godbout a fait valoir que les villes accueillant une forte proportion de réfugiés ne bénéficient pas du financement nécessaire pour faciliter la vie de ces nouveaux arrivants.

« Lorsque collectivement nous faisons le choix de répondre à des situations humanitaires, il faut être conséquent et assurer les financements adéquats », a déclaré Mme Godbout.

En Estrie, 53 % des personnes immigrantes accueillies sont des personnes réfugiées, une spécificité de la région. « Sherbrooke est une des villes au Québec qui accueille le plus grand nombre de personnes dans les catégories réfugié et parrainé par rapport au total d'immigrants reçus. Un immigrant économique aura réussi son intégration [...] dans un délai raisonnable pour le ministère [de l'Immigration]. Par contre, la personne réfugiée, dont le parcours est atypique, nécessite des conditions préalables », lit-on dans le mémoire qui a été déposé.

Parmi ces conditions, notons une période d'adaptation à la réalité de la communauté d'accueil, un accompagnement multidisciplinaire en fonction des besoins spécifiques et une période de francisation adaptée. « Notre préoccupation est l'impact direct sur l'ensemble de l'offre de services à la population et la pression importante qui s'exerce sur nos organismes communautaires, dont les budgets sont limités. Ce parallèle s'applique également à l'aide alimentaire, à l'aide aux devoirs ou encore à l'intégration dans les milieux de vie. La Ville de Sherbrooke est préoccupée par les problèmes d'appauvrissement et les personnes réfugiées sont vulnérables et à risque. »

Annie Godbout s'est aussi montrée préoccupée par l'intégration à l'emploi des personnes immigrantes. « La volonté d'agir à l'égard de la reconnaissance des diplômes doit se traduire par des actions concrètes. L'urgence de passer à l'action, de mettre les bouchées doubles pour une intégration à l'emploi réussie et l'obtention de résultats probants sont nos défis à relever. »

La conseillère relève aussi des signes de découragement dans le milieu, même si la communauté sherbrookoise demeure mobilisée, notamment en raison de la fermeture du bureau régional du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, et de la Conférence régionale des élus de l'Estrie. Sherbrooke n'aurait par ailleurs pas bénéficié d'aide financière accordée par le ministère depuis 2012.

Parmi ses recommandations, la Ville de Sherbrooke suggère d'éviter d'avoir un modèle unique d'une région à l'autre, en plus de dresser un portrait des municipalités pour connaître leur réelle capacité d'accueil et d'intégration.

Rappelons que la Ville de Sherbrooke a adopté une politique d'accueil et d'intégration des personnes immigrantes en 2004 et que le Service des ressources humaines a implanté une approche intégrée de la gestion de la diversité culturelle en 2008.

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