Le RUTASM dépose une plainte à la Commission des droits de la personne

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(Sherbrooke) Le Regroupement des usagers du transport adapté de Sherbrooke métropolitain (RUTASM) a acheminé une lettre au ministre des Transports Robert Poëti, en plus de déposer une plainte concernant la STS à la Commission des droits de la personne. Une manifestation pour un meilleur transport adapté aura également lieu vendredi.

L'organisme déplore la baisse de service à laquelle sont confrontés les usagers et presse le ministre Poëti de regarder de plus près ce qui se fait à Sherbrooke. Contrairement à ce qui se passe dans d'autres villes, à Sherbrooke, on n'a pas réduit dans la taille de l'administration pour épargner les services, mais bien l'inverse, soutient la coordonnatrice du RUTASM France Croteau. « On a engagé quelqu'un dont la tâche est de rationaliser le service. Plutôt que de couper dans l'administration, dans la direction, on a engagé quelqu'un en surplus », déplore-t-elle.

« Des sous ont été donnés pour engager cette personne-là, c'est elle qui s'occupe de faire la rationalisation et elle ne connaît pas les personnes handicapées. Elle rationalise mathématiquement les choses, et ça n'a pas d'allure », poursuit Mme Croteau.

Celle-ci affirme que certains utilisateurs reçoivent les mêmes heures pour le passage du transport, alors que le minibus ne peut évidemment pas être à deux places en même temps. Des personnes qui voyageaient par taxi défrayé par le service se font plutôt mettre dans les minibus, qui sont « bourrés », occasionnant ainsi des retards. Il n'est plus possible de prendre arrangement pour avoir un transport, par exemple tous les mercredis soirs pour un cours; il faut rappeler chaque semaine, à des lignes téléphoniques que l'on prétend engorgées.

« Il va falloir que Poëti [voir lettre en page 10] sache ce qui se passe. La STS réorganise son transport adapté, fait de nouvelles mesures dans l'espoir d'optimiser, mais crée le contraire et interpelle les usagers sur leurs sorties. Elle crée toutes sortes de mesures qui font qu'il y a plus de refus, plus d'abandon. On en entend de toutes les couleurs », dit Mme Croteau qui enjoint le ministre à carrément appeler la STS pour demander des explications.

Plainte à la Commission

Mme Croteau a par ailleurs acheminé le 27 novembre une plainte à la Commission des droits de la personne, qui a été jugée recevable par l'organisme. Celle-ci concernait la baisse de places disponibles dans les véhicules adaptés, les fameux « quotas » dont il a été question au cours des derniers mois.

« Certains, pour continuer leur vie sociale ou pour aller à des rendez-vous, devaient prendre un taxi. C'est là qu'arrive la discrimination : quand on doit payer un prix plus élevé parce que le transport adapté n'est pas accessible. »

Ce n'est pas parce que la plainte a été reçue que la STS sera nécessairement accusée de discrimination; la preuve sera analysée, pendant des démarches qui restent confidentielles jusqu'à l'obtention du résultat final.

Manifestation vendredi

Une manifestation pour un meilleur transport adapté, organisée conjointement par le RUTASM et l'utilisatrice Colette Jean, se tiendra vendredi de 11 h à 12 h 30 à l'angle des rues King et Belvédère, près de l'hôtel Times.

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