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Un musée de l'auto au centre-ville?

La Ville de Sherbrooke multiplie les démarches pour... (Archives, Le Soleil)

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La Ville de Sherbrooke multiplie les démarches pour obtenir la collection de voitures de la famille Demers, de Thetford Mines, dans l'espoir d'ériger un musée de l'automobile au centre-ville. La collection compterait 584 spécimens et vaudrait plus de 500 millions $ selon la famille Demers.

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(SHERBROOKE) Le maire Bernard Sévigny ne ménage pas les efforts pour obtenir la collection de voitures de la famille Demers, lui qui y verrait un legs important pour Sherbrooke. Le maire et des représentants de la Ville ont d'ailleurs multiplié les visites à Thetford Mines dans la dernière année pour voir la collection. Une entente serait aussi intervenue avec l'Université de Sherbrooke.

La Tribune a appris qu'une délégation composée notamment du maire, du conseiller Serge Paquin et du député Luc Fortin s'était rendu à Thetford Mines à nouveau l'été dernier. L'objectif consisterait à ériger un musée de l'automobile au centre-ville de Sherbrooke.

La construction du musée serait une partie intégrante du plan d'aménagement du centre-ville, plus précisément du secteur Dufferin et des Grandes-Fourches. Le musée projeté serait construit dans le secteur où se trouve actuellement la place Nikitotek et consoliderait l'offre muséale déjà regroupée dans ce quartier avec la présence du Musée de la nature et des sciences, le Musée des beaux-arts et la Société d'histoire de Sherbrooke.

Il n'a pas été possible de savoir si un tel plan provoquerait le déménagement de la scène extérieure située à l'embouchure de la rue des Abénaquis.

Bernard Sévigny miserait par ailleurs sur un partenariat avec l'Université de Sherbrooke pour convaincre la famille Demers de déplacer sa collection dans les Cantons-de-l'Est. La Tribune a obtenu la confirmation que l'institution d'enseignement était impliquée dans le dossier, mais qu'elle n'y contribue pas financièrement. Les facultés d'histoire et de génie pourraient y voir des occasions de formation.

L'an dernier, le porte-parole de la famille, Roger Demers, avait d'ailleurs admis que la présence de deux universités à Sherbrooke constitue un atout. « Cette collection a une valeur patrimoniale, une valeur historique et d'éducation. C'est pour ça que nous voulons qu'elle reste au Québec, pour faire grandir les gens », avait-il dit.

La Ville de Sherbrooke ferait aussi valoir que c'est chez elle que George Foss, très impliqué dans le monde de l'automobile, a construit sa propre voiture en 1899. La Fossmobile, la première automobile à essence au Canada, pouvait semble-t-il monter n'importe quelle côte de Sherbrooke.

Destination Sherbrooke aurait aussi été impliquée dans le dossier, si bien qu'un ou des représentants de l'organisme paramunicipal se sont rendus à Thetford Mines au moins à quatre occasions. Il n'y avait toutefois aucun représentant de Destination Sherbrooke dans la délégation dépêchée sur place à la fin de l'été.

Bernard Sévigny a refusé de commenter les informations obtenues par La Tribune. En début d'année, il s'est contenté de confirmer que Sherbrooke demeure dans la course et qu'elle est prête à agir si la famille Demers lui fait signe.

Rappelons que la collection compterait 584 spécimens et vaudrait plus de 500 M$ selon la famille Demers. Le chiffre de deux milliards de dollars a même déjà été avancé.

Dans une entrevue qu'il avait accordée l'an dernier, Roger Demers affirmait que des études de retombées auraient évalué à 450 000 le nombre de visiteurs pour une première année si la collection de voitures se trouvait dans une petite municipalité. Pour Sherbrooke, ce nombre pourrait monter à 600 000. Dans la même foulée, Bernard Sévigny avait estimé qu'il faudrait construire un musée de 100 000 pieds carrés pour héberger la collection.

« Nous n'avons pas les capacités financières des gros joueurs, mais nous avons d'autres cartes à jouer », avait alors fait valoir le maire.

Au moins une dizaine de villes au Québec s'étaient montrées intéressées à obtenir la collection. L'an dernier, il avait été dévoilé que Revenu Québec enquêtait sur la collection et cherchait à savoir d'où provenaient les automobiles. Des doutes ont aussi été soulevés sur l'authenticité des bolides. Quoi qu'il en soit, Bernard Sévigny avait réitéré son intérêt pour la collection.

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