Sévigny joint sa voix à la libération de Badawi

Cinquante autres coups de tambour ont résonné vendredi midi sur le parvis de... (Imacom, René Marquis)

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(Sherbrooke) Cinquante autres coups de tambour ont résonné vendredi midi sur le parvis de l'hôtel de ville de Sherbrooke pour réclamer la libération du blogueur Raif Badawi. Et parmi la centaine de sympathisants venus appuyer la cause, on notait la présence de l'épouse de Raif Badawi, Ensaf Haidar, mais aussi celle du maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, qui a en a profité pour réclamer la libération du blogueur afin que celui-ci puisse rejoindre sa famille réfugiée à Sherbrooke.

«Autant le premier ministre du Québec est prêt à l'accueillir au Québec, autant comme maire je suis prêt et j'ai hâte de l'accueillir à Sherbrooke, a déclaré le maire Sévigny. Après ce qu'il a subi comme sévices physiques et psychologiques, il faut que ça cesse, cette histoire-là. Au nom de la réunification des familles, on souhaite que Raif rejoigne les siens ici à Sherbrooke», a exprimé le maire en précisant qu'il avait déjà fait part de ses préoccupations au ministre fédéral des Affaires étrangères, John Baird.

Emprisonné en Arabie saoudite, Raif Badawi a été condamné à 1000 coups de fouet (à raison de 50 coups tous les vendredis) et à 10 ans de prison pour insulte à l'islam. Après avoir subi une première séance de flagellation il y a trois semaines, celui-ci a vu sa peine suspendue depuis, notamment pour des raisons médicales.

La séance prévue vendredi a également été suspendue, mais les raisons de cette suspension restent nébuleuses, a indiqué Mireille Elchacar, agente de développement régionale pour Amnistie Internationale (AI).

«Nous n'avons eu aucune nouvelle. Ce qu'on sait, c'est que normalement avant chaque séance de flagellation, M. Badawi passe devant le docteur de la prison avant de se rendre au site de flagellation. Or, cette semaine, il n'y a rien eu. Donc, on ne sait pas. Ce qu'on sait, c'est que la semaine dernière, en plus de rencontrer le médecin de la prison, il avait rencontré un comité de huit médecins experts qui ont fait un examen plus approfondi, et ils avaient recommandé une suspension indéterminée, ce qui n'est vraiment pas dans les coutumes. Est-ce à cause de la pression? On ne sait pas. Chose certaine, il faut continuer» à faire pression, a -t-elle ajouté.

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