Aéroport: la région a besoin d'une voix forte, dit Trudeau

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Tom Allen et Justin Trudeau

Imacom, Julien Chamberland

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Le refus de Transports Canada d'octroyer la désignation tant espérée pour l'aéroport de Sherbrooke ne constitue pas une situation unique au pays. Cela témoigne du désengagement du gouvernement Harper pour le développement économique des régions.

En dressant ce constat, le chef du PLC Justin Trudeau prend toutefois bien garde de promettre mieux.

« La réalité de l'aéroport est un enjeu que j'ai rencontré plusieurs fois à travers le pays. À Pickering, à Sherbrooke, à Québec, le gouvernement ne se penche pas de façon adéquate sur les préoccupations des régions. Moi je pense qu'on a besoin d'investir dans nos infrastructures comme les aéroports, les routes, le tourisme, pour stimuler l'économie. »

Un gouvernement libéral serait-il donc plus favorable à accorder à l'aéroport de Sherbrooke la désignation qui lui manque pour lui permettre d'offrir des liaisons commerciales aux voyageurs?

« Je ne veux pas me prononcer sur ce dossier en particulier, mais ça démontre l'importance d'avoir une voix forte pour la région à Ottawa », se borne à dire M. Trudeau.

Sécurité ferroviaire

Le chef libéral s'est montré plus incisif à l'égard de Transports Canada dans le dossier de la sécurité ferroviaire, ajoutant sa voix à celle du BST qui répétait, mercredi, être préoccupé par la réponse du ministère fédéral à certaines de ses recommandations formulées à la suite de la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic.

« Ça ne devrait pas prendre une tragédie comme Lac-Mégantic pour nous réveiller, lance Justin Trudeau, mais si ça arrive, il faudrait que ça nous réveille. Malheureusement, on voit qu'il y un manque d'énergie et de rigueur de la part de Transports Canada. »

Pour Justin Trudeau, il importe de rassurer les nombreuses communautés établies le long des rails partout au pays. « Les municipalités et les services d'urgence ont besoin de savoir ce qui circule sur les rails et de savoir que cela circule de façon sécuritaire. »

Il n'ira pas toutefois jusqu'à se prononcer en faveur de la voie de contournement ferroviaire que la communauté de Lac-Mégantic réclame pour ne plus jamais voir des convois de pétrole traverser la ville. « Je peux m'imaginer cette peur de côtoyer les trains. (...)Mais cette décision (de construire une voie de contournement) ne devra pas être dictée par la peur. On doit d'abord s'assurer que le transport ferroviaire est sécuritaire au pays, ensuite on verra les exceptions. La base, c'est de s'assurer de la sécurité de tous les citoyens. »

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