Régimes de retraite: les négociations reportées en 2016

Les employés municipaux ont manifesté devant l'hôtel de... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Les employés municipaux ont manifesté devant l'hôtel de ville de Sherbrooke à quelques reprises en 2014.

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(SHERBROOKE) Il semble maintenant confirmé que la négociation portant sur les régimes de retraite des employés de la Ville de Sherbrooke sera reportée en 2016. S'il ne faisait aucun doute que le régime des policiers respectait tous les critères pour que la négociation soit repoussée, la situation était loin d'être limpide pour le régime de tous les autres employés municipaux.

Rappelons que pour que le report des négociations soit automatique, les régimes doivent atteindre 80 % de capitalisation et le coût du régime courant ne doit pas dépasser un certain seuil. Si toutes les conditions sont réunies, l'employeur et les syndicats doivent s'entendre s'ils souhaitent néanmoins entreprendre les pourparlers le 1er février prochain.

« Pour le régime des employés, nous avons tous les groupes dans un même régime. Comme les pompiers se qualifient pour le report, mais pas les autres, il faut faire une pondération et selon ce que nos actuaires nous disent, ils avaient d'abord l'impression qu'on ne pouvait pas reporter, mais ils seraient maintenant convaincus du contraire », explique la conseillère Chantal L'Espérance, qui siège au comité de retraite. Jusqu'à maintenant, elle mentionnait attendre un avis de la Régie des rentes avant de se prononcer.

« Jusqu'à la dernière minute, les avis seront partagés, mais ça nous étonnerait que ça change. Il reste qu'il s'est passé beaucoup de choses jusqu'au 31 décembre. Très rapidement, il faut se retourner en fonction des règles que nous recevons. La Régie est inondée de questions pour savoir comment on tient compte des paramètres de la loi. »

Si les villes espéraient une loi rapidement pour négocier les conditions des régimes de retraite, Sherbrooke devra finalement attendre une année complète pour négocier en fonction des évaluations actuarielles du 31 décembre 2104. « ll y a quand même des villes du Québec qui ne se classent pas. Par exemple, à la Société de transport, il n'y a pas de report possible. Peu importe, il faut que tout le monde s'assoie pour commencer à négocier. On sait que l'année 2014 est allée assez bien, mais il y a quand même des paramètres de la loi qui pourraient changer pour 2014. Je me dis toujours qu'un tien vaut mieux que deux tu l'auras. On négocie avec des choses qu'on connaît. Si on reporte, on négocie avec des choses qui peuvent changer. »

Par ailleurs, les représentants des policiers ont rencontré ceux de la Ville, mercredi. « La Ville nous a posé des questions et elle attend des réponses. Il est évident que nous n'avons aucun avantage à ne pas reporter la négociation. Même la Ville considère que ça va de soi », commente Jean-François Lapointe, porte-parole de la Coalition des employés municipaux de la Ville de Sherbrooke. Il confirme du même coup que les syndicats sherbrookois font partie de ceux qui contestent la constitutionnalité de la loi 3.

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