Théologie: les étudiants demandent un moratoire sur la fermeture

La mobilisation de la communauté universitaire contre la restructuration de... (Archives La Tribune, Maxime Piocard)

Agrandir

Archives La Tribune, Maxime Piocard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) La mobilisation de la communauté universitaire contre la restructuration de l'enseignement de la théologie et des études religieuses à l'Université de Sherbrooke se poursuit.

L'Association étudiante de la Faculté de Théologie et d'Études religieuses (AÉFATER) demande un moratoire sur la décision.

«Nous demandons plus d'objectivité et un moratoire sur la fermeture», réclame Sylvana Al Baba Douaihy,  administratrice responsable des médias au c.a. de l'AÉFATER.

 «Il n'y a pas eu de consultation des professeurs ni des étudiants quand la décision a été prise. Ça s'est fait entre les directions de l'université et de la faculté. Nous demandons une décision plus réfléchie.»

«Certaines ambigüités» dans l'annonce de la fermeture prévue pour mai prochain de la Faculté de théologie et d'études religieuses (FATER) suscitent questionnements et inquiétudes chez des étudiants.

«Nous n'avons pas de réponse à nos questions», déplore Sylvana Al Baba Douaihy. Quand nous en avons, elles sont floues.»

 L'AÉFATER a écrit une longue lettre à l'intention de la rectrice Luce Samoisette et du doyen Pierre Noël. «Non à la fermeture, oui à un débat transparent!», lance-t-on.

«Nous comprenons le contexte budgétaire restrictif de l'Université, mais sommes perplexes quant à la façon unilatérale de la direction de l'UdeS de traiter ce dossier. L'article 2 des statuts de l'Université reconnait aux membres de ses structures majeures: le droit à l'information, l'initiative, de parole et à la dissidence.»

 «L'administration nous apparait avoir manqué à ces droits en nous communiquant par un courriel, à la fin de la session de l'automne passé, sa décision de fermer la FATER. Comment se fait-il que le corps professoral et les étudiants, concernés directement par ce changement, n'aient pas été consultés?», demande-t-on.

La possibilité de mettre en place un centre universitaire interdisciplinaire sur le religieux contemporain n'enchante pas l'association étudiante. Plusieurs questions restent en suspens.

«Nous sommes méfiants face à l'abolition d'une réalité enviable, soit une faculté, au profit d'une réalité virtuelle sans âme. Un centre n'a ni la crédibilité ni le rayonnement d'une faculté aussi petite soit-elle», écrit-on.

«Quelle sera la structure du centre, son noyau dur, son personnel, etc.? Cette structure s'avérera-t-elle plus vulnérable, en période de compressions, que la faculté? Comment des professeurs engagés dans divers départements manifesteront-ils une appartenance certaine pour un centre, alors qu'ils seront dispersés dans leurs facultés d'accueil (un centre dont tout le monde est membre, mais auquel personne n'appartient?»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer