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Aéroport: après Burlington, on discute avec Boston

Il n'y a pas que Burlington dans la mire de la Corporation de développement de... (Archives La Presse)

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<p>Christine Bureau</p>

(Westbury) Il n'y a pas que Burlington dans la mire de la Corporation de développement de l'aéroport de Sherbrooke (CDAS). Selon la préfète de la MRC du Haut-Saint-François, Nicole Robert, l'aéroport de Boston est une option « sérieuse » envisagée pour y établir un partenariat.

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Nicole Robert

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« Burlington n'a pas fonctionné parce que le forfait qu'il nous offrait coûtait trop cher. Là, il y a des pourparlers avec Boston, mais je ne vous dis pas que c'est réglé. Il n'y a rien d'officiel, il n'y a rien de signé », a-t-elle mentionné dimanche, lors d'un brunch avec les élus organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François.

Même si l'idée de courtiser les Américains était au départ une façon « d'agacer le fédéral » sur la question de l'aéroport de Sherbrooke, les Américains sont intéressés par le projet, souligne Mme Robert, impatiente d'obtenir une accréditation d'aéroport désigné pour son territoire.

Rejoint dimanche par La Tribune, le représentant de la CDAS s'est fait moins affirmatif que la préfète. « Il y a des discussions qui se font avec les États-Unis. Est-ce que ça va être Burlington? Est-ce que ça va être Boston? Il est encore trop tôt pour le dire. Actuellement, effectivement, il y a de l'analyse qui se fait, mais je n'ai pas plus d'informations. Je n'ai pas d'offre sur la table », a mentionné Julien Lachance.

Le cas de Burlington est encore à l'étude, selon lui. « Il y a eu une possibilité qui est tombée sur la table qu'on ne trouvait pas vraiment intéressante, mais ce n'était pas une offre écrite », a-t-il commenté. Dès cette semaine, des fonctionnaires liés au dossier doivent d'ailleurs se rendre aux États-Unis afin d'y examiner les possibilités. « Tout est encore ouvert », insiste M. Lachance.

«On ne lâche pas le morceau, nous autres.»


Plus de pression demandée

Malgré le travail qui se fait aux États-Unis, Nicole Robert a bon espoir que les élections fédérales prévues en octobre fassent avancer le dossier de ce côté-ci de la frontière. « On ne lâche pas le morceau, nous autres », confirme-t-elle.

Le député néodémocrate de Sherbrooke, Pierre-Luc Dussault, a fait du dossier de l'aéroport l'une de ses priorités. En octobre dernier, il a reçu l'appui des membres du Nouveau Parti démocratique (NPD), qui se sont engagés à l'unanimité à réexaminer la liste des aéroports désignés et à évaluer la possibilité d'en augmenter le nombre.

« Si le NPD dit qu'il en fait sa priorité, peut-être que les conservateurs vont [se réveiller]. C'est sûr que le timing est bon parce qu'ils s'en vont en élections. [Les conservateurs] vont peut-être décider d'arrêter de bouder le Québec », souhaite-t-elle.

Nicole Robert réservait d'ailleurs un message au député néodémocrate de Compton-Stanstead, Jean Rousseau. « Mettez de la pression [à Ottawa]. Boston, ce n'est pas nécessairement ce qu'on veut, mais c'est ce qui marche en ce moment », lui a-t-elle lancé hier, lors du brunch des élus. Le député Rousseau a tout juste eu le temps de lui en faire la promesse avant de quitter la salle pour se rendre à un autre brunch.

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