Une étude sur les contaminants de l'autoroute 410

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) réalise une étude pour évaluer... (IMACOM, Jocelyn Riendeau)

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IMACOM, Jocelyn Riendeau

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(SHERBROOKE) Le ministère des Transports du Québec (MTQ) réalise une étude pour évaluer l'impact des contaminants de l'autoroute 410 sur les caractéristiques chimiques des sols d'une exploitation agricole et sur les cultures vivrières dans la ville de Sherbrooke. L'étude, qui vise principalement les terres de la Ferme Sainte-Catherine, sera menée au coût de 36 450 $.

« Lorsque l'appel d'offres a été lancé pour le prolongement de l'autoroute 410, le ministère avait proposé des mesures pour limiter les impacts, notamment sur la Ferme Sainte-Catherine », explique Nadège Tessier, agente de communication au MTQ de l'Estrie.

Les mesures en question avaient été approuvées par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) en 2008. « La principale mesure mise en place respectait des critères plus élevés que ceux de la CPTAQ. Il s'agissait de la construction d'un remblai à l'intersection des autoroutes 410 et 216. En plus d'être un mur coupe-son, il agit comme un écran opaque. À l'origine, ça devait être un écran végétal avec une bande de retrait de 40 mètres. »

Selon Nadège Tessier, le remblai est plus large que 40 mètres et est opaque.

« Maintenant que l'autoroute est mise en service, le MTQ effectue un suivi de qualité et une évaluation de l'impact agricole des contaminants qui pourraient provenir de l'autoroute 410 sur la qualité des sols. »

Le contrat a été octroyé à la firme Pleineterre, de Napierville, l'été dernier. « Elle doit faire un plan d'échantillonnage et analyser les sols. Elle regarde spécifiquement pour des embruns salins, c'est-à-dire si le vent déplace le sel de déglaçage, des métaux ou d'autres éléments provenant de la circulation automobile. »

Quelles seraient les conséquences d'une contamination plus importante que prévu? « Ça fait partie de l'appel d'offres. S'il y a lieu, le contractant doit proposer des mesures d'atténuation additionnelles. »

Mme Tessier avance que c'est la première fois qu'une étude semblable est demandée en Estrie et que la CPTAQ n'a exigé aucun autre test le long de l'ensemble de la 410. Les travaux prendront deux ans à être réalisés. Quatre séances de relevés sont nécessaires, chaque fois au printemps et à l'automne. La première série a été prélevée l'automne dernier; la dernière est prévue au printemps 2016. Les résultats sont attendus avant la fin de 2016.

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