Mireille Elchacar : l'indignation au service des droits humains

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Mireille Elchacar

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) Depuis quelques semaines, le nom de Raif Badawi est sur toutes les tribunes. Jamais bien loin, on retrouve généralement un deuxième nom : celui de la coordonnatrice d'Amnistie internationale en Estrie Mireille Elchacar. Portrait de cette femme qui se bat quotidiennement pour la liberté d'expression et la justice.

Propulsée au-devant de la scène depuis quelques semaines pour dénoncer la situation du blogueur saoudien, Mireille Elchacar admet être un peu essoufflée. « Mais on ne peut pas se plaindre, c'est ça qu'on voulait depuis longtemps », précise-t-elle immédiatement.

Titulaire d'un doctorat en linguistique, Mme Elchacar enseigne à l'Université de Sherbrooke. Depuis 2013, elle occupe également le poste de coordonnatrice du bureau estrien d'Amnistie internationale, une organisation pour laquelle elle faisait du bénévolat depuis 13 ans.

« J'ai l'indignation facile disons, admet-elle en riant. Lorsqu'une cause m'indigne, je veux agir de façon efficace et Amnistie me permet de le faire. J'aime l'approche non partisane de cette organisation, c'est-à-dire que qui que l'on soit, on a droit en tant qu'être humain à des droits fondamentaux », affirme celle qui porte également le chapeau de mère de famille.

Dans le cas de Raif Badawi, c'est la conjointe de ce dernier qui est venue frapper à la porte de Mme Elchacar. « Elle venait d'arriver à Sherbrooke, elle ne parlait pas un mot de français et voulait me conter l'histoire de son mari. »

Mme Elchacar parlant arabe, les deux femmes se sont rapidement liées d'amitié. Même leurs enfants vivent maintenant une « histoire d'amour ».

Malgré les liens forts qui unissent dorénavant les deux familles, Mme Elchacar estime être capable de livrer son message de façon objective. « C'est sûr que le fait d'être très proche de sa conjointe me donne une impulsion supplémentaire, mais quand je dois faire une intervention sur ce dossier, je m'attarde aux éléments techniques », explique-t-elle.

Dimanche, on pourra justement voir Mme Elchacar ainsi que la conjointe de Raif Badawi, Ensaf Haidar, sur le plateau de Tout le monde en parle. Une apparition à la télé qui devrait donner de l'énergie à la mobilisation actuelle autour de l'histoire de Raif.

« Quand j'ai rencontré Mme Haidar, je lui ai dit je vais sortir ton mari de prison» », lance Mme Elchacar.

Une promesse lourde de responsabilités. Une promesse que Mireille Elchacar honore un peu plus chaque jour.

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