Décès d'un passionné : le Dr J. André Marcoux s'éteint

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Le Dr J. André Marcoux a consacré une énorme partie de sa carrière à la fondation et au développement du service d'infectiologie du CHUS.

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(SHERBROOKE) Le Dr J. André Marcoux était un homme de passion, c'est le moins qu'on puisse dire. « Il est arrivé au CHUS à la fin de 1969, et c'était clair qu'il était le premier Québécois formé en infectiologie, une spécialité qui n'existait pas encore au Canada. Il a créé en 1970 le service d'infectiologie, qu'il a dirigé jusqu'en 1988. Les sept premières années, il a tenu le fort à lui tout seul... comme il m'a dit quand je suis arrivé en 1976, il était de garde 365 jours par année! » se rappelle le Dr Raymond Duperval, qui s'est adjoint à lui pour les 15 années suivantes dans le service.

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Dr J. André Marcoux

Photo fournie

Le Dr Marcoux s'est éteint samedi dernier à l'âge de 76 ans, aux soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu. Le Dr Duperval ainsi que le Dr Louis Valiquette, actuellement chef du service d'infectiologie, ne tarissent pas d'éloges et de beaux souvenirs à son égard.

« Je l'ai eu comme patron alors que j'étais jeune étudiant en médecine. J'ai vu ses qualités exceptionnelles : c'était un homme d'une grande patience, respecté par ses patients et ses collègues, qui avait une véritable passion pour l'infectiologie. À la fin de mon stage, je n'ai pas décidé que je voulais être infectiologue; j'ai décidé que je voulais être le Dr Marcoux! » lance le Dr Valiquette.

Outre son évidente passion pour l'infectiologie - qu'il a développée en allant se spécialiser aux États-Unis -, le Dr J. André Marcoux chérissait de nombreuses autres choses. « C'était un homme de famille, et il avait aussi une passion pour le hockey », souligne le Dr Valiquette. Passion de laquelle l'un de ses quatre enfants aura vraisemblablement hérité; son fils David est actuellement entraîneur des gardiens pour les Hurricanes de la Caroline. « Le Dr Marcoux, c'était un peu notre Jean Béliveau. Un homme d'une grande stature, très calme, avec des valeurs exceptionnelles, que tout le monde appréciait. C'était une vedette dans notre spécialité, il était reconnu à travers le Canada et le Québec », poursuit le Dr Valiquette.

Le Dr Marcoux était aussi passionné d'informatique, ayant notamment dirigé le Bureau de développement informatique du CHUS. Il a aussi enseigné à la faculté de médecine de l'UdeS du début des années 1970 jusqu'en 1999.

Une fête pour souligner les réalisations du médecin avait été organisée en novembre.

« Quand on raconte tout ce qu'il a fait aux gens qui le connaissent en dehors de la sphère médicale ils sont surpris : c'est un homme d'une grande humilité. Ce n'était pas quelqu'un qui aimait prendre le spotlight, il faisait avancer les choses parce qu'il avait la passion », soulève le Dr Valiquette.

La famille accueillera les visiteurs à la Coopérative funéraire de l'Estrie dimanche de 13 h à 16 h puis de 19 h à 21 h pour recevoir les condoléances. Une cérémonie d'adieu aura lieu lundi au sous-sol de l'église Hope Community Church (sur la rue Queen à Lennoxville), à 11 h (la famille y sera dès 10 h). Les cendres seront déposées au columbarium Terre Céleste de la Coopérative funéraire à une date ultérieure.

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