Une étudiante a une idée pour le site de la Petite Boîte Noire

Pourquoi pas un café communautaire sur les cendres de la Petite Boîte Noire?... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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Archives La Tribune, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Pourquoi pas un café communautaire sur les cendres de la Petite Boîte Noire? Voilà l'idée que comptait soumettre aux élus municipaux l'étudiante Émilie Desrosiers, lundi soir à l'hôtel de ville. Caressant un projet entrepreneurial depuis quelques mois, la jeune femme y a vu une occasion de se lancer.

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Émilie Desrosiers

Imacom, Frédéric Côté

Souhaitant partager son enthousiasme à la séance du conseil, Mme Desrosiers a plutôt été invitée à s'entretenir avec le conseiller du centre-ville, Serge Paquin, et à se présenter à la consultation publique sur le plan directeur du centre-ville, qui se tiendra au Théâtre Granada le 4 février à 19 h. Elle a néanmoins accepté de dévoiler ses ambitions à La Tribune.

« Après l'incendie, j'ai entendu que la Ville souhaitait développer un espace avec des visées communautaires et sociales. J'ai communiqué avec les anciens propriétaires de la Petite Boîte Noire pour essayer de monter quelque chose de complémentaire », explique-t-elle.

« Je veux créer un lieu de rencontre à l'image de la population. Ce serait un café communautaire avec un service de restauration qui aurait des visées sociales. On pourrait entre autres intégrer des personnes avec une déficience intellectuelle et assurer une accessibilité aux personnes à mobilité réduite, qui n'ont pas nécessairement beaucoup d'endroits adaptés pour se réunir », explique Émilie Desrosiers, étudiante à la maîtrise en droit et politiques de la santé à l'Université de Sherbrooke.

À son concept, elle ajouterait une salle de conférence. « Les spécialistes de la santé n'ont pas toujours le temps de vulgariser certains termes ou certaines explications. Ils pourraient offrir des conférences d'une quinzaine de minutes. Il pourrait aussi y avoir des ateliers sur la signature d'un bail, sur la préparation au mariage ou sur l'achat d'une première maison. »

Mme Desrosiers, originaire de Montréal, a été séduite par le concept des cafés suspendus, de plus en plus populaire. « Les clients qui s'achètent un café peuvent décider d'en acheter un deuxième, qu'on met en banque pour quelqu'un d'un peu plus vulnérable... »

De son propre aveu, la femme de 25 ans a beaucoup d'idées en tête, des idées qu'elle se proposait de laisser voguer jusqu'à la fin de sa session universitaire, moment où elle se serait attelée à la tâche plus sérieusement. « La situation a précipité les choses. Pourquoi ne pas m'y mettre maintenant? J'avais l'intention d'aller chercher de l'aide en entrepreneuriat. Il me reste à structurer tout ça pour présenter mon projet le 4 février. »

Émilie Desrosiers ne veut surtout marcher sur les pieds de personne. Elle a vu, dans la vocation communautaire et culturelle souhaitée pour la rue Wellington Sud, une concordance parfaite avec ses objectifs.

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