Centre récréatif: un «fardeau important» de moins pour les employés

L'achat du Centre récréatif Rock Forest (CRRF) par la Ville de Sherbrooke est... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

Agrandir

Imacom, Jocelyn Riendeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) L'achat du Centre récréatif Rock Forest (CRRF) par la Ville de Sherbrooke est venu enlever «un fardeau important» non seulement sur les épaules des administrateurs, mais aussi sur celles des 20 employés syndiqués qui travaillent à l'intérieur du CRRF.

D'autant plus que l'intervention de la Ville survient au moment où la direction du CRRF et le Syndicat canadien de la fonction publique sont à finaliser le renouvellement de la convention collective, échue depuis le 31 décembre dernier.

Afin d'atténuer le climat d'inquiétude qui régnait au sein du CRRF, la direction a convoqué les employés à une rencontre d'information mardi midi à la demande de la Ville, afin d'exposer la situation et répondre aux questions.

La élus sherbrookois ont adopté lundi soir une résolution prévoyant l'acquisition du CRRF pour 3,2 M $, soit l'équivalent en capital et intérêts de l'hypothèque contractée par son gestionnaire, la Corporation de développement économique, social et communautaire (CDESC).

Le CRRF abrite des courts de tennis intérieurs et extérieurs, des courts de squash, de racquetball et de badminton, ainsi que des salles de réunions ou de banquets.

Confrontés à des rénovations importantes à faire au cours des prochains mois, les administrateurs de la CEDESC ont demandé à la Ville de se porter acquéreur de ses installations. En vertu d'une entente, la Ville supportait déjà 77% de l'hypothèque de la CDESC.

«Avec tout ce qu'on lisait sur le Centre, certains se demandaient s'ils allaient encore avoir une paie bientôt.»


La rencontre de mardi midi avec les employés, qui s'est tenue à huis clos, a eu l'effet de rassurer les employés, selon le conseiller syndical du SCFP, Alain Savignac. Selon lui, le climat d'inquiétude était palpable depuis déjà quelques mois.

«Avec tout ce qu'on lisait ou entendait sur le Centre depuis quelques mois, certains se demandaient s'ils allaient encore avoir une paie bientôt, a confié M. Savignac. On savait qu'avec les déficits accumulés, si la Ville n'achetait pas, on s'en allait directement dans le mur. En achetant la bâtisse, la Ville enlève un fardeau important sur les épaules de la CDESC. Avec les rénovations au système d'éclairage qui vont coûter 150 000 $, on sait maintenant que ce n'est pas la CDESC qui va avoir à les assumer...».

Un point de vue que partagent Bernard Denault et Mario De Lafontaine, respectivement président du conseil d'administration de la CDESC et directeur général du CRRF.

«Le fait de ne plus avoir à assumer une partie de l'hypothèque, les taxes municipales, scolaires et certaines autres dépenses, ça va nous aider, c'est certain», a convenu M. De Lafontaine. Surtout, ça va nous permettre de travailler sur des projets qui pourraient générer des revenus», a-t-il souligné.

 

Groupe Thibault

Pour ce qui est du modèle de gestion que la Ville entend instaurer au CRRF, ni M. De LaFontaine ni M. Denault n'étaient en mesure d'élaborer sur le sujet. Pas plus que sur la possibilité de voir un gestionnaire privé faire son entrée.

M. Denault a par contre confirmé que le Groupe Thibault l'avait approché après la série d'articles parus dans La Tribune en novembre dernier, faisant état des déboires financiers de la CDESC.

«Les gens du Groupe Thibault, messieurs (Stéphane) Cabana et (Jocelyn) Thibault, nous ont effectivement approchés. Mais comme nous avons une clause qui prévoit que la Ville a un droit de premier refus, nous nous sommes donc tournés vers la Ville pour lui demander de nous racheter», a expliqué M. Denault.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer