Régimes de retraite: la part des employés atteint 12M$

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(SHERBROOKE) La stratégie de la Ville de Sherbrooke d'investir des sommes excédentaires pour renflouer les régimes de retraite semble avoir porté ses fruits. C'est du moins une des conclusions qu'il était possible de tirer, lundi, à la suite de la présentation des évaluations actuarielles des régimes de retraite des employés municipaux.

Le régime de retraite des employés municipaux, excluant celui des policiers, présente un déficit de 17,4 M$ au 31 décembre 2013. La valeur de l'actif atteint 338,3 M$.

En tenant compte des sommes excédentaires investies par la Ville, qui s'élèvent à 32,8 M$, le calcul effectué pour la restructuration du régime fait plutôt état d'un déficit de 36,9 M$. Puisque la Ville assume la part des participants retraités, dont le régime n'est pas indexé, et la moitié de celle des participants actifs, il apparaît donc que les employés municipaux devront assumer un déficit d'environ 9,5 M$.

Au final, la Ville devra encore absorber 8 M$ du présent déficit, selon François Poulette, directeur du Service des finances à la Ville de Sherbrooke.

En ce qui le concerne, le régime des policiers, dont la valeur de l'actif atteint 88,1 M$, ne présente aucun déficit sur la base du financement au 31 décembre 2013.

En retirant des performances du régime les sommes excédentaires (13 M$) que la Ville avait choisi de verser entre 2011 et 2013 pour le renflouer, le déficit du régime des policiers, aux fins de restructuration, atteint 10,2 M$ à partager à parts presque égales entre les participants actifs et les retraités. La part à rembourser par les employés actifs s'élève donc à 2,6 M$. La part de la Ville, elle, a déjà été injectée dans le régime grâce aux versements excédentaires.

Le conseiller Marc Denault a interrogé l'actuaire de la firme Normandin Beaudry, Danielle Éthier, à savoir si l'ensemble des régimes de la Ville risque de se retrouver en surplus au 31 décembre 2014 en raison de la stratégie d'investissement de la Ville.

«Il y a une incertitude parce qu'il y a plusieurs hypothèses. Nous pouvons toutefois dire que si les taux demeurent les mêmes, la situation se sera améliorée. J'ai toutefois de la difficulté à me prononcer publiquement parce que je n'ai pas tous les détails», a répondu Mme Éthier.

La conseillère Chantal L'Espérance, qui siège au comité de retraite, a confirmé attendre des réponses de la Régie des rentes pour établir la suite des choses. La Ville et les employés attendent entre autres de savoir si le régime des employés municipaux est admissible à reporter la négociation en 2016 en utilisant plutôt les évaluations actuarielles du 31 décembre 2014.

Selon François Poulette, le régime des policiers s'en tire mieux parce qu'il est beaucoup plus jeune. Il a été créé dans les années 2000. Celui des autres employés municipaux aurait environ 50 ans.

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