Coupures dans les universités: les élus invités à prévoir les impacts

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Le citoyen Vincent Beaucher a interpellé les élus sherbrookois, lundi, se montrant préoccupé par les coupes annoncées dans les universités. Sherbrooke étant une ville universitaire, il craint les impacts sur la situation de l'emploi et sur l'économie de la Ville.

«Si une usine de 50 employés fermait à Sherbrooke, je suis sûr qu'on en entendrait abondamment parler et je suis persuadé que les élus ne manqueraient pas l'occasion, à juste titre, de se désoler de cette situation et ils demanderaient à un organisme quelconque, ou même au gouvernement, d'étudier toutes les options pour garder ces emplois chez nous. Quelle est la position de Sherbrooke à l'égard de la situation et quelles actions ont été entreprises ou pourraient l'être pour faire savoir au gouvernement Couillard que notre ville est, et sera, outrageusement pénalisée pendant des années par les décisions qui se prennent aujourd'hui à Québec?» a interrogé M. Beaucher.

«Avec le temps, je pense avoir développé une certaine compréhension de ce que les impacts de ces coupures ont eu, ont actuellement et pourraient avoir dans un avenir à court et long terme si les volontés du gouvernement Couillard se matérialisent. Depuis des mois, un bon nombre d'emplois disparaissent à l'Université, entre autres chez les employés de soutien et le personnel administratif ou de recherche, des emplois habituellement bien rémunérés, et très souvent sans qu'on en entende réellement parler. Il y a actuellement un exercice de rationalisation sans précédent de l'offre de formation à l'Université, ce qui pourrait éventuellement se traduire par une baisse du nombre de programmes, ou encore par une diminution volontaire ou imposée de la capacité d'accueil des programmes restant.»

M. Beaucher avance que quelques centaines de cours pourraient disparaître annuellement des cours disponibles aux chargés de cours. «Les chargés de cours sont souvent des étudiants à la maîtrise, au doctorat ou au postdoctorat qui ont un très faible revenu, ou encore des gens qui enseignent en plus d'avoir un autre emploi régulier, ou sinon des personnes comme moi qui en font leur principal revenu. Des chiffres circulent actuellement à l'effet que pour la Faculté d'éducation uniquement, il faudrait couper pour le prochain exercice budgétaire plus de 4,5 M$ en ressources humaines. Les impacts se feront inévitablement sentir à Sherbrooke.

Le maire Bernard Sévigny a mentionné que la Ville ne prendrait pas position sur les coupes des universités «pas plus que les universités prennent position sur les rationalisations à la Ville». Il s'est néanmoins dit préoccupé de la situation.

«Oui, c'est clair qu'il y a des impacts. C'est clair qu'on se trouve en temps de rationalisation. Nous faisons des représentations auprès du ministre des Affaires municipales en ce qui concerne les dossiers de la Ville et je vous assure que les représentants des institutions d'enseignement font des représentations auprès du ministre de l'Éducation. Nous tablons sur un retour du balancier. Quand il reviendra, nous serons prêts à bénéficier d'une relance», a commenté M. Sévigny.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer