Le conseil livre sa version finale de sa réforme de la gouvernance

Porte-parole du groupe Contre la disparition de Brompton,... (Imacom, Frédéric Côté)

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Porte-parole du groupe Contre la disparition de Brompton, Pierre Meese s'est adressé aux élus avant qu'ils ne se prononcent sur la réforme de la gouvernance.

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Le conseil municipal va de l'avant avec la présentation d'un projet de loi d'intérêt privé à l'Assemblée nationale du Québec pour déployer la réforme de la gouvernance qui ferait passer le nombre d'arrondissements de six à quatre en modifiant la structure politique de la Ville de Sherbrooke.

À l'issue d'un vote, trois élus s'étaient sont prononcés contre le dépôt, lundi, soit Chantal L'Espérance, Nicole Bergeron et David Price, les trois mêmes élus qui s'étaient opposés au projet de réforme l'an dernier.

L'objectif consiste à donner une suite légale au projet de réforme de la gouvernance adopté au conseil municipal le 3 mars 2014.

Rappelons que la Ville de Sherbrooke vise à faire passer le nombre de conseillers de 19 à 14 et le nombre de membres au comité exécutif de cinq à quatre. L'arrondissement de Brompton rejoindrait celui de Rock Forest-Saint-Élie-Deauville tandis que ceux de Jacques-Cartier et du Mont-Bellevue fusionneraient.

Le citoyen Pierre Meese, également porte-parole du groupe Contre la disparition de Brompton, s'est adressé aux élus avant qu'ils ne se prononcent sur le sujet. «Vous avez une dernière chance de rejeter ce projet qui n'avantage personne. Selon nous, les élus sont le lien essentiel entre la machine bureaucratique et les citoyens qui s'y perdent trop souvent. En éliminant des postes de conseillers, les tâches de ceux qui restent seront alourdies.»

«Nous sommes perdants»

M. Meese s'interroge sur les conséquences de la diminution du nombre d'élus et du même coup de la somme de travail qui leur sera imposée. «Nous pensons que l'argent investi dans les heures supplémentaires et les hausses de salaire aux élus gobera la marge dégagée par les abolitions de poste. Sinon, il faudra remplacer des élus par des fonctionnaires ou abandonner des tâches effectuées par les élus, faute de temps. Dans les trois cas, nous sommes perdants.»

Pierre Meese a déploré que les citoyens de Brompton se retrouveront à être les plus éloignés du pouvoir. «Pour se faire entendre, ils devront faire 20 minutes d'auto pour aller à l'hôtel de ville ou 30 minutes pour aller à leur bureau d'arrondissement. Plus nous sommes loin du pouvoir, plus nous sommes oubliés par lui. Un projet de cette envergure mérite un meilleur consensus qu'un projet élaboré à huis clos pendant une fin de semaine.»

Le citoyen a ajouté que peu importe la décision du conseil, il se présenterait en commission parlementaire à Québec pour dénoncer le projet de réforme.

Le maire Bernard Sévigny a pour sa part confirmé qu'il défendrait lui-même son projet lors de ladite commission.

Le député Luc Fortin a accepté d'agir comme parrain du projet de loi et le déposera auprès du gouvernement. La décision de l'Assemblée nationale est attendue au plus tard en juin 2015.

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