La Ville se porte acquéreur du Centre récréatif de Rock Forest

La Ville de Sherbrooke se portera acquéreur du Centre récréatif de Rock Forest.... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke se portera acquéreur du Centre récréatif de Rock Forest. Les élus ont approuvé, hier, la transmission à la Corporation de développement économique, social et communautaire (CDESC) de Rock Forest un avis d'intention pour l'acquisition.

Lors d'une assemblée spéciale tenue le 26 novembre, la CDESC avait adopté une résolution demandant à la Ville d'entreprendre les démarches pour acquérir les immobilisations lui appartenant «pour un prix égal au capital et aux intérêts de la dette hypothécaire». Le solde du capital de prêt, au 17 novembre 2014, était de près de 3,2 M$.

«La CDESC éprouve des difficultés financières dans le modèle qui prévaut. Dans la dernière année, nous avons fait conjointement une démarche pour diagnostiquer la problématique. L'état du bâtiment, son financement de plus en plus important pour le maintien des actifs, de même que la présence de centres de déficits, comme le racquetball, la restauration et les salles au deuxième étage, font en sorte que la CDESC doit revoir son modèle d'affaires», explique Marie-France Delage directrice adjointe aux relations avec la communauté à la Ville de Sherbrooke.

La Ville remboursait déjà 77,8 % du prêt hypothécaire de la corporation, en plus d'octroyer une assistance financière au fonctionnement de 122 000 $ annuellement et des contributions atteignant 257 000 $ pour la location de la glace et des terrains de tennis intérieurs. «La Ville finance déjà suffisamment. Le fait de devenir propriétaire de l'infrastructure nous permettra au cours des deux prochaines années de revoir le modèle. La CDESC demeure gestionnaire du bâtiment. La Ville veut maintenir le volet communautaire, c'est-à-dire l'accès aux terrains de tennis et à la glace.» Il n'est pas exclu de vendre à un gestionnaire privé.

«J'ai peur qu'on achète un paquet de problèmes»

La conseillère Hélène Dauphinais a été la première à enregistrer sa dissidence. «La décision est précipitée d'acheter le centre sans savoir ce que nous ferons avec. J'ai peur qu'on achète un paquet de problèmes. Je n'ai pas assez d'information pour me prononcer en faveur.»

Son collègue Jean-François Rouleau a fait écho à ses propos. «Bien que je souhaite que les citoyens conservent l'accès à des plateaux sportifs, il n'est pas du mandat de la Ville d'acheter encore des infrastructures. Je ne peux adhérer à une proposition semblable.»

Marc Denault, lui, a insisté pour mentionner qu'il n'était pas de l'intention de la Ville de municipaliser les équipements en question.

Julien Lachance, qui siège au c.a. de la CDESC, a indiqué qu'il s'agit d'infrastructure importante qui a été remise en état dans les dernières années. «Il y a encore des choses à faire, mais le principal est fait. C'est un immeuble évalué à 5 M$ qui est important pour les citoyens.»

Même son de cloche pour Serge Paquin. «Il s'agit d'un service public nécessaire pour les jeunes de Rock Forest. Si on avait à reconstruire pour offrir les mêmes services, ça coûterait plus cher. Il y avait un geste responsable à poser.»

Les employés du Centre récréatif ont par ailleurs été convoqués ce matin à 11 h à une rencontre avec des représentants de la Ville. Le personnel du Centre a voté pour des moyens de pression allant jusqu'à la grève. Ils protesteraient ainsi contre des changements à leur convention collective.

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