Un deuxième parti politique au conseil?

Jean-François Rouleau... (Archives La Tribune)

Agrandir

Jean-François Rouleau

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) L'année qui s'amorce verra-t-elle la naissance d'un second parti politique au conseil municipal de Sherbrooke, une forme d'opposition au Renouveau sherbrookois du maire Bernard Sévigny? Le conseiller Jean-François Rouleau croit qu'il est plus que possible qu'une autre entité voit le jour, même s'il ne compte pas être celui qui la créera.

« Ce serait une excellente année pour ça. Ça prend un contrepoids. Mais je ne suis pas à créer un parti et je ne crois pas que mes collègues en soient là non plus. Il devrait toutefois y avoir une plus grande cohésion entre les indépendants. J'ai toujours été contre un parti au municipal, mais maintenant qu'il y en a un en place, il n'y a jamais eu aussi peu de discussion et d'objectivité autour de la table », commente l'élu du district de l'Université.M. Rouleau envisagerait tout de même de joindre un parti si celui-ci partageait ses valeurs. « Il faut un contrepoids pour une saine démocratie. Il faut avoir un rapport de force. Cette année serait une bonne année pour commencer. Nous sommes même en retard. J'invite le milieu des affaires à se manifester », ajoute-t-il en convenant que plus les membres d'un futur parti tardent à se regrouper, plus ils prennent du retard pour financer leur parti.

Ses collègues David Price et Nicole Bergeron désirent résolument demeurer indépendants. La conseillère de Brompton continue de plaider pour l'indépendance, ne voyant pas l'intérêt d'un parti en politique municipale. « J'aimerais qu'on arrive à retrouver le sentiment de liberté, d'indépendance et d'ouverture d'autrefois. Il viendra un temps où nos collègues souhaiteront que les indépendants soient battus aux prochaines élections pour que d'autres membres du parti les remplacent. Ce sera particulier. À l'échelle du Québec, nous n'avons pas besoin d'un parti pour gouverner une ville... »

Mme Bergeron ne souhaite donc pas la création d'un autre parti. « Les gens mesurent ce qu'ils disent et quand ils le disent. Je le déplore tant du point de vue humain que politique. Ça ne peut faire autrement que de teinter le débat. Je peux comprendre que certains pensent à créer un parti d'opposition, mais est-ce que ça sert le citoyen? Non! C'est une machine électorale huilée pour les communications, les discours et l'accompagnement en temps de campagne... »

Nicole Bergeron suggère néanmoins une cohésion en temps de campagne, entre les indépendants, pour s'aider les uns les autres sans créer de parti. Il pourrait donc y avoir des stratégies pour présenter moins d'indépendants en regroupant des ressources ou en évitant simplement de diviser le vote... « Encore faut-il jouer à armes égales. Le gouvernement devrait s'y intéresser. »

Sherbrooke compte déjà un deuxième parti politique, le parti Comme une eau Terre.

Partager

À lire aussi

  • Un nouveau parti municipal à Sherbrooke?

    Sherbrooke

    Un nouveau parti municipal à Sherbrooke?

    L'urgence de créer un nouveau parti politique municipal à Sherbrooke pour faire contrepoids au Renouveau sherbrookois commence à se faire sentir chez... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer