L'aéroport en tête de liste des priorités de Sévigny

Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny continuera d'espérer des développements... (Archives La Tribune)

Agrandir

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny continuera d'espérer des développements dans le dossier de l'aéroport, en 2015. Interrogé au sujet des projets qui devraient retenir l'attention au cours des douze prochains mois, M. Sévigny estime qu'il faudra travailler au développement économique, idéalement avec l'annonce de vols commerciaux à l'aéroport de Sherbrooke, en plus de porter une attention particulière à la revitalisation du centre-ville.

« J'aurais aimé qu'on fasse arriver l'aéroport en 2013 et ensuite en 2014, donc j'aimerais que ce soit en 2015. Avec le fédéral, le dossier semble encore bloqué à ce moment-ci. Nous mettrons le sujet sur le tapis des enjeux électoraux. Nous pensons que l'année électorale pourrait être propice à des développements. Il y a des pressions qui s'exercent, mais il faudrait que les livrables qu'on nous a promis arrivent en 2015 pour que nous puissions offrir les services commerciaux. Parallèlement, nous travaillons pour faire déboucher le dossier avec les Américains. Si on pouvait donner à la communauté d'affaires un lien avec les grands centres nord-américains, ce serait un bon coup. L'effet serait important. On le sentirait. La différence serait marquante pour la création d'emplois de qualité. À défaut d'être glamour, ce serait un projet très important », avance M. Sévigny.

Le centre-ville sera une autre priorité. « Il y a entre autres des programmes pour des coopératives d'habitation et des programmes d'accès à la propriété. Les discussions se poursuivent aussi avec le ministère des Transports pour la configuration du boulevard des Grandes-Fourches. Ça ne veut pas dire qu'il y aura de grosses annonces, mais nous faisons un travail de fond. Nous espérons que ça aboutira, mais en politique, il faut être patient et continuer de travailler. On met l'accent à attirer les gens au centre-ville. »

Bien sûr, les incontournables négociations des conventions collectives avec les employés municipaux risquent de faire la manchette. « C'est clair que les négociations avec les employés sont l'enjeu principal en gestion et ça commence lundi, avec l'obligation de rendre publics les rapports actuariels. Ce sera une année de négociations qui prendront beaucoup de temps et d'énergie. Dans le meilleur des mondes, nous réussirons à régler sans qu'il y ait de grève ou de recours à l'arbitrage. Ça dépendra de la bonne foi de chacun. Nous négocierons toujours avec la même perspective que les salaires sont payés avec les taxes des citoyens. »

Le maire compte par ailleurs régler le dossier de la gouvernance. « Nous travaillerons au projet de loi privé sur la gouvernance avec le député Luc Fortin. Nous devons le déposer avant le 10 février. Le dossier devrait être réglé au cours de la prochaine session parlementaire. Il y aura une commission parlementaire mais la volonté a été clairement exprimée. La préoccupation du ministre sera de savoir si le projet passe le test de la légalité. Nous ne referons pas tout le débat sur la gouvernance. »

Le ministre des Transports Robert Poëti pourrait par ailleurs être interpellé dans le dossier du transport en commun. « Il y a un débalancement dans l'offre de service des sociétés de transport. Nous devrons en discuter avec le ministre Poëti. Ce sera un dossier important qui devra atterrir à des solutions viables et équitables. C'est un enjeu le transport collectif. Pour le moment, nous étirons l'élastique et il est difficile d'en faire plus. »

Le nouveau garage municipal, la caserne de Rock Forest et le prolongement du boulevard de Portland devraient voir le jour.

Sur la scène provinciale, il sera question du pacte fiscal, du projet de loi sur l'autonomie municipale et des revendications pour contrôler davantage les dépenses, voire la masse salariale.

Et les relations entre élus, un peu tendues en fin d'année? « Quand on gère une ville, il y a des projets qui émergent et heureusement, ce n'est pas toujours unanime. Il n'y a toutefois pas de dossiers pour lesquels je prévois des débats déchirants. Nous ne bâillonnons personne. Nous ne sommes pas dans une maternelle où nous demandons le silence de tout le monde. Nous ne sommes pas obligés d'être d'accord tout le temps. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer