Le Journal de rue de Sherbrooke menacé

«Nous n'avons pas le choix de trouver une... (IMACOM, Jessica Garneau)

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«Nous n'avons pas le choix de trouver une alternative», soutient l'éditrice Nancy Mongeau, face à la menace qui plane au-dessus du Journal de rue de Sherbrooke.

IMACOM, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Une épée de Damoclès plane au-dessus de l'avenir du Journal de rue de Sherbrooke. Dans l'objectif de sauver cette publication qui est diffusée aux deux mois, la coopérative de solidarité Journal de rue le nouvel espoir misera sur une activité de financement majeure qui se déroulera ce printemps.

«La subvention devait prendre fin à la fin mars. Nous avons reçu une prolongation de quatre mois. Par la suite, nous n'avons plus rien. Nous comptons sur notre activité-bénéfice pour réussir à remplacer la subvention. De 30 à 50 personnes sont impliquées à chacune de nos éditions. Pour la dizaine de camelots, ce revenu supplémentaire fait toute la différence. Il y a un grand sentiment d'appartenance au journal», soutient l'éditrice du Journal de rue de Sherbrooke, Nancy Mongeau.

Le Journal de rue de Sherbrooke qui se définit comme la voix des sans voix offre à divers collaborateurs d'être publiés tous les deux mois. En plus d'offrir un espace d'expression, le Journal de rue permet aux camelots d'arrondir leurs fins de mois en le vendant. Un dollar vingt-cinq leur revient en salaire pour chaque copie vendue à 3 $. Le reste permet de payer les frais reliés à l'impression du journal.

«Notre survie dépend d'une subvention du gouvernement fédéral que nous recevons. Cette contribution permet notamment de faire de l'intervention sociale et de faire le montage du journal. Les nouvelles orientations du programme qui nous permettaient de recevoir cette subvention vont changer. Nous sommes dans une grande période d'incertitude», explique Nancy Mongeau.

Les coupes de subventions l'automne dernier ont fait en sorte que le Journal de rue de Sherbrooke a dû cesser les activités du café de rue qui permettait d'accueillir les personnes seules ou en marge de la société.

«Entre leur nuit à l'accueil Poirier, puis leur repas du midi à La Chaudronnée, plusieurs personnes n'ont aucun endroit où aller. C'était un besoin à Sherbrooke que nous réussissions à combler étant donné l'absence de ressource de ces personnes qui n'ont pas d'autre endroit où aller. Au lieu des cinq jours, nous sommes passés à une ou deux journées par semaine», mentionne Mme Mongeau qui dirige aussi la Coopérative le nouvel espoir.

Le journal de rue de Sherbrooke est publié à 3000 exemplaires et la prochaine édition pourrait atteindre 3500 copies. «La table de concertation travaille sur un plan avec nous. Tout n'est pas noir, mais il y a un gros point d'interrogation. Nous n'avons pas le choix de trouver une alternative. Notre journal vise à lutter contre l'itinérance et la pauvreté des personnes vivant en marge de la société», indique Nancy Mongeau.

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