Le Kilimandjaro au jour de l'An

Simon Mathieu et Audrey Beaudry ont atteint le... (Photo fournie)

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Simon Mathieu et Audrey Beaudry ont atteint le sommet du Kilimandjaro quelques heures avant l'arrivée du nouvel An. Ils ont par ailleurs recueilli 2500 $ pour la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC.

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(SHERBROOKE) La nouvelle année a commencé de façon bien particulière pour Audrey Beaudry et Simon Mathieu, deux étudiants de 21 ans de l'Université de Sherbrooke. Quand 2015 s'est pointée, ils venaient de conquérir le plus haut sommet d'Afrique, le Kilimandjaro, par passion, mais aussi au profit de la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC.

Ayant commencé l'ascension de 5895 mètres le 26 décembre, ils ont entrepris le dernier segment vers le sommet tôt le 31. À minuit, ils avaient déjà amorcé la descente. «Nous sommes arrivés au sommet à 6 h 5 le matin du 31. Il faisait vraiment froid en haut. Il fallait avancer un pas à la fois, doucement. Ce que j'ai trouvé le plus difficile, c'est de geler des doigts. Il faut avoir de vraiment bonnes mitaines», raconte Audrey Beaudry, étudiante en kinésiologie. Selon elle, sur la montagne, les températures varient entre 25 et -10 degrés Celsius.

L'arrivée au sommet constitue d'ailleurs son plus beau souvenir. «Quand tu vois le soleil se lever sur les glaciers, c'est vraiment beau. Quand j'ai vu la pancarte du sommet, c'est là que j'ai eu le plus d'émotions. C'était un beau moment à partager», raconte celle qui se trouvait avec son conjoint Simon, étudiant en finance.

À quoi a pu ressembler le jour de l'An sur le Kilimandjaro? «Nous avons passé la journée au camp, à dormir. Certains avaient amené du champagne. Nous, nous avons mangé une pizza», ricane-t-elle.

2500 $ pour la fondation

L'expérience aura aussi permis d'amasser 2500 $ grâce au site internet «Les exploits du coeur». «Le voyage était déjà planifié. J'ai fait un demi-marathon à Montréal et j'ai vu un kiosque sur les maladies du coeur. J'ai découvert cette façon de recueillir des fonds en réalisant un exploit.»

La cause lui étant chère, notamment en raison d'un stage réalisé en réadaptation cardiopulmonaire, Mme Beaudry a eu une pensée pour plusieurs de ses patients pendant ses sept journées de randonnée.

«L'un d'entre eux m'avait donné une petite pierre à déposer au sommet. J'ai pris une photo pour lui.»

S'ils réalisaient la chance qu'ils avaient, les deux étudiants n'ont pas rencontré de difficulté majeure pendant leur périple. «Nous sommes tous les deux assez sportifs de nature. Nous connaissons l'importance d'avoir un coeur en bonne santé. Nous avions déjà fait le chemin des Incas au Pérou en 2013. Nous nous attendions à ce que nous avons vécu, mais j'ai développé ma tolérance parce que nous passions beaucoup de temps dans nos tentes et que nous n'étions pas toujours confortables.»

Audrey Beaudry estime qu'il faut tout de même être bien préparé pour tenter l'aventure. «Il faut faire le plus de marche possible avant de partir pour s'assurer que ce ne sera pas trop incommodant. Il faut multiplier les occasions de faire des ascensions. Un renforcement musculaire permet aussi d'apprécier plus le voyage.»

Les deux étudiants n'ont pour l'instant pas d'autres plans de randonnée du même type, même s'ils espèrent continuer à voyager. «L'Everest n'est pas sur notre liste!»

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