Régimes de retraite: les négociations reportées en 2016?

Michel Murray... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

Agrandir

Michel Murray

Archives La Tribune, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les négociations sur les régimes de retraite à la Ville de Sherbrooke pourraient être reportées... en 2016. Selon les dispositions de la loi 3, le régime des policiers se qualifie automatiquement pour un report alors que les interprétations varient quant au régime des autres employés.

Si elles sont décalées, les discussions pourraient permettre aux travailleurs, à la Ville et aux contribuables d'économiser, selon la lecture du conseiller syndical des cols bleus Michel Murray. Elles porteraient à ce moment sur les évaluations actuarielles au 31 décembre 2014.

La Ville déposera officiellement les évaluations actuarielles des régimes de retraite au 31 décembre 2013 lors de la séance du conseil municipal de lundi. Des employés municipaux pourraient être présents pour interroger les élus sur leur position. Pour que le report des négociations soit automatique, les régimes doivent atteindre 80 % de capitalisation et le coût du régime courant ne doit pas dépasser un certain seuil. Si toutes les conditions sont réunies, l'employeur et les syndicats doivent s'entendre s'ils souhaitent néanmoins entreprendre les pourparlers le 1er février prochain.

« La base pour décider de reporter les négociations est purement mathématique », explique Michel Murray.

Puisque les déficits pour les participants retraités seraient entièrement assumés par la Ville (19 M$), et que celui des participants actifs (20 M$) serait partagé à parts égales entre la Ville et les employés, l'employeur devrait injecter 3 $ pour chaque dollar injecté par les syndiqués.

« Si les rendements ont été bons en 2014, s'il y a eu une embellie, alors les déficits auront diminué. Le coût pour les travailleurs baisserait et baisserait par conséquent pour les contribuables », avance M. Murray.

Le conseiller syndical craint toutefois que « des politiciens et des politiciennes dogmatiques veuillent négocier dès cette année pour refiler le plus gros de la facture aux travailleurs. En agissant ainsi, ils refileraient une facture de plusieurs millions aux contribuables ».

Une rencontre entre la Ville et les représentants syndicaux est prévue dans la dernière semaine de janvier pour évaluer les options en fonction des chiffres disponibles et des interprétations de la loi. « La décision que nous prendrons, et ce sera à tous les syndicats de se prononcer, sera à l'avantage des travailleurs, et par ricochet, des contribuables », souffle M. Murray, qui se dit ouvert à négocier dès cette année si les données prouvent que ce serait préférable.

« Ça revient à ce que nous disions depuis le début : le temps arrange les choses. Rien ne nous empêcherait de discuter cette année même si la négociation est reportée. Ce serait tout de même étrange d'attendre un an avant de se parler alors qu'il y avait urgence pour un projet de loi... », a commenté le porte-parole de la Coalition des employés de la Ville de Sherbrooke Jean-François Lapointe.

À la Ville de Sherbrooke, la conseillère Chantal L'Espérance indiquait cette semaine que toutes les parties attendent l'avis de la Régie des rentes. Sa collègue Hélène Dauphinais, qui siège aussi au comité de retraite, a précisé que « plusieurs variables demeurent inconnues et peuvent changer. Il y a des risques d'un côté comme de l'autre et je ne souhaite pas m'avancer sur la place publique pour le moment ».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer