L'homme d'affaires Philippe Bergeron décède à 88 ans

L'aréna Cibrona de Brompton est devenu l'aréna Philippe-Bergeron pour ses... (Archives La Tribune)

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L'aréna Cibrona de Brompton est devenu l'aréna Philippe-Bergeron pour ses 30 ans, pour immortaliser le nom de celui qui a su mobiliser les forces vives de la communauté pour obtenir cette installation.

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Connu comme un bâtisseur de Bromptonville et un homme d'affaires avisé et généreux, Philippe Bergeron est décédé lundi soir, deux jours avant son 89e anniversaire.

Le fils des fondateurs de J.E. Bergeron, l'entreprise familiale spécialisée dans la fabrication de margarine, s'est éteint paisiblement chez lui, entouré des siens. Il souffrait de la maladie de Parkinson depuis plusieurs années, relate son gendre Serge Adam.

Philippe Bergeron avait pris la relève de Joseph-Eudore Bergeron dans les années 50 avant de passer les rênes à son fils Bernard en 1997, quand l'entreprise a acquis Margarine Thibault de Trois-Rivières.

À Brompton, Philippe Bergeron est également connu comme le père de l'aréna - qui porte son nom depuis 2009 - et comme membre fondateur du dynamique Comité de promotion industrielle (CPIB), qui a engendré le non moins dynamique Parc industriel Gene-H.-Kruger.

« Mon beau-père était un homme très généreux de son temps. Il était une personne d'action. Chaque fois qu'il y avait un problème, raconte M. Adam, il trouvait une solution. Il était d'un optimisme remarquable.

« Dès le lendemain de l'incendie de son usine dans les années 80, amène-t-il en exemple, il était debout de tôt matin pour commencer à reconstruire. C'était tout lui ça! »

Philippe Bergeron était un sportif accompli, qui avait même fait un camp d'entraînement du Canadien dans les années 40. « C'était un joueur petit, mais agressif. Il s'en était pris au joueur étoile du CH durant le camp. C'est peut-être pour ça que les coachs l'avaient retourné chez lui! »

Ce penchant marqué pour le hockey explique sans doute son implication pour doter la ville de son propre aréna à la fin des années 70. « Pour lui, avoir un aréna à Brompton, c'était primordial. S'il y en avait un à Windsor et à East Angus, c'était impensable qu'il n'y en ait pas à Brompton. »

L'homme est d'ailleurs resté intéressé par le sort de cette installation sportive durant les 35 dernières années, constate-t-on aujourd'hui. « Lorsqu'on le sollicitait pour que l'aréna ait un peu plus d'oxygène, confirme M. Adam, il avait toujours une oreille attentive... »

Au CPIB aussi, Philippe Bergeron est resté impliqué bien après que son usine de Brompton ait cessé ses activités en 2003, au profit des installations du Groupe Thibault-Bergeron à Trois-Rivières.

Fait moins connu, après sa retraite, à l'invitation de l'ACDI (Agence canadienne de développement international), il s'est rendu bénévolement au Maroc et au Mali, notamment, pour aider au démarrage d'entreprises de fabrication de margarine. « Il trouvait que l'expérience qu'il avait acquise valait d'être partagée », dit Serge Adam.

« J'aimerais qu'on retienne de lui qu'il était un homme généreux, un sage, un bâtisseur de la communauté, et qu'il n'hésitait jamais à dire oui, sans vouloir nécessairement que ça se sache », en dira la conseillère municipale et présidente de l'arrondissement de Brompton, Nicole Bergeron, qui est la nièce du défunt.

M. Bergeron laisse dans le deuil son épouse Bérengère, sa fille Danielle, ainsi que sept petits-enfants et six arrières-petits-enfants. Il était aussi le père de Bernard Bergeron, dont le décès a fait la manchette en 2000 puisque l'homme de 40 ans a été emporté par une piqûre de guêpe, sous les yeux de ses propres enfants.

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