Maisons de chambres: la FEUS propose des améliorations

La Ville de Sherbrooke, la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke... (Archives La Tribune)

Agrandir

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke, la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS) et le Regroupement des propriétaires locateurs de Sherbrooke (RPLS) ont tenté un rapprochement, hier, à l'occasion d'une rencontre qui portait sur l'offre locative dans le quartier de l'Université. La Ville a pris acte des suggestions pour améliorer son règlement sur les maisons de chambre.

Joël Vaudeville... (Archives La Tribune, René Marquis) - image 1.0

Agrandir

Joël Vaudeville

Archives La Tribune, René Marquis

Rappelons que la FEUS et le RPLS ont arpenté le quartier, en décembre, pour recueillir la signature des propriétaires opposés à la règlementation limitant à deux le nombre de chambres pouvant être louées dans les nouvelles maisons de chambres. Les propriétaires louant déjà plus de deux chambres disposent d'un droit acquis dans la mesure où les chambres ne demeurent pas inoccupées pendant plus de douze mois. Plus de 350 citoyens auraient signé la pétition.

«Nous sommes très contents de la réception de notre message, commente Joël Vaudeville, porte-parole de la FEUS. Nous avons convenu de nous revoir dans un mois. Nous suggérons notamment que la règlementation s'en prenne principalement aux propriétaires qui n'occupent pas la maison où ils louent des chambres et de ramener de deux à quatre le nombre de chambres permises.»

Le RPLS demande à ce que le droit acquis ne soit pas perdu même après 12 mois d'inoccupation.

«Pour les propriétaires non occupants, nous proposons de nous inspirer du règlement sur les maisons bigénérationnelles ou les auberges et de limiter le nombre de chambres en fonction de la capacité totale de la maison, de sa superficie.»

M. Vaudeville craint que le règlement actuel de la Ville ne réduise l'offre locative dans le quartier universitaire, ce qui aurait pour effet, selon lui, une hausse de prix et un déplacement des étudiants vers d'autres quartiers. «En 2013, sur 912 chambres dans le quartier ouest, 276 étaient dans des immeubles de trois chambres, et 512 dans des immeubles de quatre chambres. Ce sont celles-là qui sont menacées. En 2014, 17 des 371 permis ont perdu leurs droits acquis», avance-t-il.

La FEUS n'entend pas manifester avant la prochaine rencontre avec la Ville, mais se garde le droit de recueillir de nouvelles signatures pour sa pétition.

Le président du comité exécutif de la Ville de Sherbrooke, Serge Paquin, a réagi par voie de communiqué. «Nous analyserons le dossier et, éventuellement, ferons des recommandations au conseil municipal qui jugera s'il est nécessaire de modifier ou de préciser le règlement municipal sur la location de chambres dans le secteur universitaire. Il est faux de prétendre que la Ville expulse des étudiants de leur quartier.»

Selon M. Paquin, le Service de la planification et du développement urbain a démontré que l'offre locative demeure stable dans le secteur universitaire.

Le conseiller Jean-François Rouleau a rappelé que «l'objectif demeure d'assurer le maintien d'une cohabitation harmonieuse dans le secteur universitaire».

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer