L'UdeS veut récupérer 10 M$ auprès de ses syndicats

Martin Buteau... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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Martin Buteau

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(SHERBROOKE) Dix millions $ : c'est l'effort demandé à l'ensemble des syndicats de l'Université de Sherbrooke par la direction, qui a établi cette cible en fonction d'un manque à gagner d'au moins 22,5 M$ en 2015-2016.

Le vice-recteur aux ressources humaines et financières de l'UdeS, Martin Buteau, a précisé l'objectif à La Tribune, lundi. « Essentiellement, on vise environ 10 M$. »

Les ponctions demandées sont récurrentes.

« À partir du moment où le gouvernement annonce des compressions récurrentes, on doit vivre avec elles pour les prochaines années. Ces compressions font qu'on ne peut plus assumer les conditions salariales. »

L'UdeS a commencé à rencontrer les syndicats récemment : la direction a suggéré différentes pistes d'économies liées à leurs conditions de travail, comme l'abolition de l'horaire d'été (les employés peuvent travailler une demi-heure de moins de la mi-mai à la mi-août environ) ou l'exonération des droits de scolarité, c'est-à-dire le remboursement de 50 % des frais d'études des membres de son personnel ou des enfants du personnel.

« On n'a pas complété notre tournée (des syndicats). On a illustré avec des exemples de possibilités d'économies. Ils sont bien placés pour nous faire des suggestions. »  L'UdeS attend des nouvelles à la mi-mars.

Les efforts budgétaires varient d'un groupe d'employé à l'autre, en fonction des augmentations obtenues lors du renouvellement de la dernière convention collective.

Martin Buteau rappelle que la masse salariale de l'institution représente environ 75 % du budget. Les facultés doivent aussi participer mais « le nerf de la guerre » est la cible visée auprès des employés.

Interrogé sur les quelque 12,5 M$ à trouver (les conditions de travail représentant environ 10 M$), Martin Buteau souligne que certaines pistes d'économies sont déjà sur la table, de sorte que l'UdeS a un peu moins de 22,5 M$ à trouver pour 2015-2016. « On continue à travailler sur d'autres avenues, comme des réorganisations, repenser les offres de services... »

Le budget provincial pourrait toutefois changer la donne.

Le recteur adjoint n'est pas en mesure de rassurer les syndicats. Ceux-ci craignent des coupes de postes même s'ils acceptent de revoir leurs conditions de travail. « On est dans le même bateau, on fait face au même inconnu... On nous a dit depuis plusieurs mois que 2015-2016 serait très difficile... Ils veulent savoir ce qui s'en vient, mais je ne le sais pas plus qu'eux », note M. Buteau en soulignant qu'il fallait prendre des mesures pour amoindrir le choc.

Parallèlement, l'UdeS planche sur les quelque 3,3 M$ qu'elle doit récupérer pour l'année financière 2014-2015, qui prend fin le 30 avril 2015.

Cette automne, plus de 80 postes étaient ciblés par l'UdeS, pour des abolitions ou des fermetures. Une dizaine de personnes contractuelles devaient aussi perdre leur travail. -30-

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