Drapeau en berne à l'UdeS : «deux poids, deux mesures»

L'Université de Sherbrooke ferait-elle preuve «de deux poids, deux mesures»... (Archives, La Tribune)

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Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) L'Université de Sherbrooke ferait-elle preuve «de deux poids, deux mesures» lorsqu'il est question de liberté d'expression? Un de ses anciens chargés de cours croit que oui.

Selon Jean-Philippe Martel, l'Université de Sherbrooke n'est pas tout à fait un parangon de vertu lorsqu'elle décide de mettre son drapeau en berne «pour appuyer la liberté d'expression ici et partout dans le monde», comme elle l'a fait jeudi en signe de «solidarité envers la France».

Aujourd'hui enseignant à Montréal, M. Martel était à l'emploi de l'UdeS en 2012 lors des manifestations étudiantes visant à dénoncer la hausse des frais de scolarité. Plusieurs syndicats et employés de l'UdeS s'étaient alors prononcés publiquement en faveur des revendications étudiantes, jusqu'à ce que la hausse soit adoptée dans le cadre d'une loi spéciale

Or, M. Martel se rappelle que «pendant la grève étudiante de 2012, tout le personnel enseignant de l'institution avait reçu un courriel de la rectrice (NDLR : Luce Samoisette), l'invitant à respecter un devoir de réserve et, donc, à taire son opinion sur la question de la hausse des frais de scolarité. Chassez la bullshit, elle revient au galop», a réagi l'universitaire en apprenant la mise en berne jusqu'à lundi du fleurdelisé sur le campus de l'Université de Sherbrooke.

Dans son communiqué, l'Université dit avoir mis son drapeau à mi-mat afin «d'honorer la mémoire des victimes de l'attentat contre le journal satirique français Charlie Hebdo». «Ce geste symbolique vise également à appuyer la liberté d'expression ici et partout dans le monde. Comme institution d'enseignement supérieur où la liberté de pensée est notre fondement, l'UdeS ne peut que se sentir concernée et solidaire face à cette tragédie», indique la rectrice Luce Samoisette dans ce même communiqué.

Au sujet de la rectrice Samoisette, M. Martel indique «qu'au moment où elle nous rappelait notre devoir de réserve elle n'avait pas cru bon, à l'époque, le respecter, puisqu'on l'avait vue aux côtés des libéraux, le soir où la loi spéciale avait été passée».

Mme Samoisette a fait savoir qu'elle n'était pas disponible pour réagir aux propos de M. Martel.

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