Prolongement du boulevard de Portland : pas avant avril

Les travaux pour le prolongement du boulevard de Portland ne s'amorceront pas... (Imacom, René Marquis)

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(SHERBROOKE) Les travaux pour le prolongement du boulevard de Portland ne s'amorceront pas en janvier, comme l'avait préalablement annoncé la Ville de Sherbrooke. Des retards administratifs laissent croire que la coupe d'arbres devra être effectuée avant la fin mars, mais que la construction elle-même ne sera entreprise qu'en avril.

En août dernier, le directeur du Bureau des projets majeurs de la Ville de Sherbrooke, Denis Gélinas, espérait que les plans et devis soient prêts pour le début du mois de novembre pour amorcer l'excavation dans les zones humides en janvier. Or, l'appel d'offres pour la construction du boulevard n'a toujours pas été lancé.

« C'est ce qui était souhaité au départ. Les plans sont pratiquement terminés, mais il reste encore quelques détails pour terminer certains devis. Il y a des détails complexes, comme la jonction avec le boulevard Industriel et la rue Pépin. Nous espérons être en mesure de lancer l'appel d'offres en février pour l'octroi du contrat en mars et le début des travaux en avril, avec un échéancier serré », explique Denis Gélinas, précisant que les délais sont indépendants de sa volonté.

« Nous souhaitions amorcer les travaux en hiver pour des raisons de coûts et de facilité. Nous serons tout de même en mesure de faire des travaux cet été, mais il faudra utiliser des pompes pour abaisser la nappe phréatique de manière à pouvoir atteindre la profondeur souhaitée. Ce sera seulement plus long pour nous installer. »

L'échéancier, qui visait une mise en service du nouveau tronçon cet automne, demeure à peu près le même, soit de terminer les travaux avant la fin de l'année. Les travaux, qui devraient durer sept mois, incluent la construction d'un carrefour giratoire à l'intersection du boulevard Industriel (route 220) et du boulevard de Portland. L'entrepreneur retenu devra probablement mener plusieurs chantiers à la fois sur différents segments du boulevard pour respecter l'échéancier.

« Les aménagements paysagers ne seront peut-être pas terminés et il y aura peut-être seulement deux des trois couches d'asphaltes, les plus importantes pour la fondation du boulevard, mais il sera possible d'y circuler », lance M. Gélinas.

La Ville attend par ailleurs une autorisation pour l'abattage des arbres sur le tracé du prolongement du boulevard. « La coupe doit être effectuée avant le 31 mars, avant que les oiseaux ne puissent y faire leur nid. Sinon, il faudrait attendre en septembre. »

Quant aux travaux du futur boulevard René-Lévesque, ils devraient commencer en 2016. Denis Gélinas rapporte disposer des sommes nécessaires pour la réalisation des plans entre le boulevard Industriel et la rue Henri-Labonne. Le premier segment à construire devrait toutefois s'arrêter à la hauteur de la rue Matisse.

Lors de la première pelletée de terre pour la construction de deux nouvelles écoles, dans les secteurs de Saint-Élie et de Rock Forest, le maire Bernard Sévigny avait rappelé que Sherbrooke attend l'approbation du ministère de l'Éducation pour l'ajout d'une troisième nouvelle école, cette fois à proximité de la rue Matisse. Puisque la livraison de l'établissement est espérée pour 2016, le maire assurait que le boulevard René-Lévesque serait prêt à temps.

Denis Gélinas en doute.

« On ne peut pas laisser circuler les camions qui construiraient l'école sur le chantier du boulevard René-Lévesque. Ça voudrait dire que le chantier de l'école et celui du boulevard commenceraient en même temps. Ça m'apparaît serré d'être prêt pour la rentrée de 2016. Tout peut se faire, mais il y a des coûts. »

Avec la volonté du gouvernement de modifier les ratios à la hausse dans les classes, on peut se demander quel impact cela pourrait avoir sur le projet. On peut penser qu'une modification des ratios à la hausse pourrait changer la donne à la CSRS.

Interrogée sur les possibles conséquences d'une hausse de ratio, la CSRS a indiqué qu'elle ne se prononcerait pas tout de suite. Elle a dit attendre la suite des choses; elle se mettra en mode analyse par la suite.

Rappelons que la baisse des ratios décrétée par l'ancien gouvernement libéral était l'un des critères qui ont justifié la refonte des territoires d'appartenance de ses écoles ces dernières années; la hausse de la clientèle était également un facteur important. Les territoires d'appartenance déterminent quelle école fréquente un élève.

La Ville n'est pas encore propriétaire de tous les terrains le long du trajet projeté pour le boulevard René-Lévesque. « Nous espérons conclure des ententes de gré à gré. Si ça ne fonctionne pas, nous prendrons les mesures que le gouvernement nous permet pour que les travaux commencent en 2016. Ce n'est toutefois pas ce que nous visons. »

- Avec Isabelle Pion

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