L'UdeS demandera des concessions à ses employés

L'Université de Sherbrooke tentera de récupérer plusieurs millions de dollars... (Archives, la Tribune)

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(Sherbrooke) L'Université de Sherbrooke tentera de récupérer plusieurs millions de dollars en revoyant les conditions de travail de ses employés. Abolition de l'horaire d'été et de l'exonération des droits de scolarité, limitation du perfectionnement... Il s'agit d'exemples d'efforts proposés par la direction de l'UdeS afin de réaliser des économies.

Le Syndicat des employées et des employés de soutien de l'UdeS (SEESUS) a informé par courriel ses membres que pour le SEESUS, « l'effort demandé est équivalent à 4 % » de la masse salariale, « ce qui représente 1,79 M $ ».

L'effort est semblable du côté de l'Association du personnel administratif et professionnel de l'UdeS (APAPUS) : la cible de réduction est de 4 %, « ce qui représente environ 1,4 M $ sur la masse salariale de 35 M $ pour l'APAPUS A », mentionne l'association dans un courriel.

« Un pourcentage de réduction a ainsi été fixé pour tous les groupes d'employés de l'Université, incluant les directions, ce pourcentage étant minimalement de 4 % pour ceux ayant obtenu des augmentations salariales supérieures à la politique salariale gouvernementale (PSG) à la signature de leur dernière convention collective », peut-on lire dans ce même courriel.

L'APAPUS a précisé à ses membres « que les efforts demandés n'excluent malheureusement pas d'autres abolitions ou fermetures de postes ou encore des non-renouvellements de contrats ».

Le SEESUS a de son côté spécifié que les concessions de l'UdeS ne sont pas « une demande de réduction de salaires, mais plutôt de demandes de modifications » aux conditions de travail.

Selon le SEESUS, aucune demande concrète n'a été formulée, mais la direction de l'établissement a donné des exemples d'efforts budgétaires, comme une diminution de 100 % à 80 % du salaire pour les absences pour invalidité entre le 4e et le 108e jour d'absence.

Le SEESUS indique qu'il n'a aucun détail précisant les exemples d'efforts. Une assemblée générale pourrait avoir lieu en février ou en mars, puisqu'il s'agit de demandes de modification à la convention collective. L'UdeS veut une réponse avant la mi-mars.

L'UdeS a également demandé aux corps professoraux un effort équivalent à 6,5 % de leur masse salariale. L'augmentation du nombre d'étudiants par cours est examinée afin d'augmenter les revenus.

Secrétaire général du Syndicat des professeures et professeurs de l'UdeS (SPPUS), Robert Tétrault indique que le SPPUS souhaite d'abord informer ses membres des concessions demandées avant de les détailler.

« On a rencontré la direction de l'UdeS, elle nous a présenté des cibles. (...) Ce sont des demandes importantes, l'UdeS a présenté des possibilités d'économies. Avant de s'engager dans des discussions, on veut avoir une vision de l'ensemble de la situation, vers quoi l'UdeS se dirige », commente M. Tétrault.

Il ne cache pas craindre que d'autres demandes ne viennent à la suite d'un tel exercice... « Si on fait toute une série d'efforts et qu'ensuite il y a des coupes, et par-dessus le gouvernement en remet, on est peut-être pas pressé de répondre à la commande », image M. Tétrault. Il précise que les efforts sont faits en prévision de l'année financière 2015-2016, mais ce sont des mesures que l'institution souhaite récurrentes.

Le président du Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCCUS), André Poulin, s'attend à des concessions formulées en matière de perfectionnement et d'exonération des droits de scolarité, notamment. C'est toutefois l'offre de cours qui va déterminer quel sera l'effort demandé. « On ne le saura pas avant le printemps. » Comme une hausse des étudiants par cours est sur la table pour le corps professoral, cette avenue pourrait toucher les chargés de cours, note M. Poulin.

Il a été impossible de parler à un porte-parole de l'Université de Sherbrooke, hier.

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