Des  travailleurs qui n'ont pas froid aux yeux... malgré le froid

Des travailleurs qui n'ont pas froid aux yeux, autant parce qu'ils assemblent... (Imacom, René Marquis)

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Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Des  travailleurs qui n'ont pas froid aux yeux, autant parce qu'ils assemblent  une structure en acier à plusieurs dizaines de mètres du sol et qu'ils affrontent le froid glacial.

Des  travailleurs qui n'ont pas froid aux yeux,... (La Tribune, Claude Plante) - image 1.0

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La Tribune, Claude Plante

C'est ce qu'on peut  dire des membres de l'équipe du chantier du  complexe Le Pacifique, sur la rue du même non à Sherbrooke. Malgré des températures très basses, ceux-ci étaient au travail mardi matin.

Pour Robert  Lavertu, un employé de la construction actif depuis trois ans, croit qu'il faut faire avec. «On s'habitue au froid. J'utilise des hot shot. Ça réchauffe.»

«C'est pire la chaleur que le froid. Quand il fait froid, tu peux t'habiller plus en fonction du degré qu'il fait. C'est tout.»

«Les coups de chaleur, tu peux risquer ta santé», ajoute un confrère de chantier, lors de la pause du dîner. «Tu peux être pris avec ça pour le reste de ta vie»

«Un coup de chaleur, ça peut arriver d'un coup, mentionne Yvan Lareau. Tu ne t'en rends pas compte. Le froid, il se sent plus.» 

«Le micro-ondes»

Des membres de l'équipe du chantier du complexe Le Pacifique, une résidence pour  personnes âgées évaluée à 'une trentaine de millions de dollars le long de la rue du Pacifique, ont développé certains trucs pour se jouer du froid... «On appelle ça le micro-ondes, lance Gilles Tremblay, assis à la table de la roulotte de chantier.

«C'est une boîte en bois avec un globe dedans. On y met nos gants, ça les réchauffe. On les change une fois de temps en temps», explique-t-il.

«Des fois, il faut enlever nos gants pour travailleur. Pour poser un écrou», ajoute M. Lareau, en faisant le geste.

Mardi matin, le froid était présent, mais le vent, absent. Lundi, avec des rafales de 50 km/h, on a fermé le chantier, note Jean Néron, de la firme IGF Vigilance, engagée pour voir à la sécurité des lieux.

«Il y a un code à suivre, selon le froid et le vent. On ferme le chantier quand il vente trop par exemple, dit-il. Quand il fait froid, on peut exiger des pauses plus fréquentes.»

 «Mais ce sont des gars de métier. Ils savent ce qu'ils ont à faire.  Ils savaient, par exemple, lundi matin que ça ne travaillerait pas sur le chantier. Trop de froid et trop de vent. C'était dangereux  pour les opérations de levage avec une grue.»

CSST

Des mesures sont à prendre pour les travailleurs oeuvrant à l'extérieur en ces temps de grands froids, rappelle la CSST.

Les  températures polaires représentent des dangers certains pour la santé et la sécurité. Les risques de gelures et, dans les cas plus graves, d'hypothermie et de lésions physiques permanentes sont réels, fait remarquer l'organisme.

Entre 2009 et 2013, au Québec, 53 travailleurs ont subi une lésion causée par le froid, note un communiqué de presse.

Les employeurs, selon le contexte de travail, doivent prendre différentes mesures pour éviter la contrainte thermique par le froid, comme en chauffant les postes de travail, en recouvrant les poignées et les barres métalliques d'un isolant thermique et en alternant les périodes de travail et de réchauffement.

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