Créer des robots-recycleurs en six semaines

Quelques heures à peine après avoir pris connaissance... (Imacom, Maxime Picard)

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Quelques heures à peine après avoir pris connaissance du défi Robotique FIRST de cette année, l'équipe de l'école la Ruche était déjà au travail. Philippe Boulanger, fraîchement diplômé de l'école magogoise et maintenant étudiant au Cégep de Sherbrooke, était notamment à l'oeuvre avec ses coéquipiers.

Imacom, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Après avoir élaboré des robots capables de lancer des frisbees ou de gros ballons, ce sont des robots-recycleurs que devront concevoir cette année les participants à la compétition Robotique FIRST.

C'est samedi qu'a été dévoilé simultanément aux équipes participantes partout dans le monde ce en quoi consisterait le défi 2015. Dès que les premiers détails le concernant ont commencé à filtrer de la présentation retransmise en direct dans un auditorium de la faculté des sciences de l'Université de Sherbrooke, des murmures ont parcouru la foule, les élèves spéculant déjà avec enthousiasme sur ce à quoi ressemblerait leur prochaine création.

Lors de la compétition, tout au long de l'épreuve qui s'appelle « Recyclage express », les robots permettront à leurs équipes d'amasser des points en entassant des bacs de rangement les uns par-dessus les autres, en ajoutant ensuite sur le dessus de la pile un bac de recyclage dans le couvercle duquel se trouve un trou, dans lequel les robots devront finalement insérer... une nouille de piscine. « Au début, quand la vidéo a commencé, je pensais que c'était une joke! » lançait samedi Philippe Boulanger, ancien élève de l'école secondaire la Ruche, maintenant étudiant au Cégep de Sherbrooke.

Après avoir réalisé qu'il s'agissait bel et bien du défi lancé, celui qui aidera cette année l'équipe de l'école magogoise pensait déjà à diverses stratégies. « Les nouilles seront peut-être la partie la plus complexe, puisqu'on va travailler avec des dimensions très différentes », estimait-il.

Les équipes n'ont que six semaines pour préparer leur robot. Il va donc sans dire que la plupart d'entre elles se sont mises au travail très rapidement après la diffusion de la vidéo.

« C'est beaucoup d'implication pour les élèves », confirme le professeur de la Ruche Jacques Lapointe, qui dirige pour une deuxième année l'équipe de l'école. Celle-ci se réunira pas moins de quatre jours par semaine d'ici le défi.

Parmi les mentors sur lesquels l'équipe pourra compter se trouvent Joël Viau, qui réalise une maîtrise en génie électrique et robotique à l'UdeS, ainsi que Jean-Philippe Bigué, pour sa part au doctorat en génie mécanique.

« Quand j'étais au secondaire, j'aurais aimé faire la même chose, donc si on peut offrir ça aux jeunes je trouve ça intéressant », affirme le premier. « Au secondaire, les jeunes ne disent pas qu'ils veulent devenir ingénieurs parce qu'ils ne savent pas vraiment c'est quoi. Là, ça donne une idée », poursuit-il.

Son collègue renchérit. « C'est aussi tout le travail de réaliser un projet. À la fin, ça donne un robot qui fonctionne, mais ça donne aussi des compétences de gestion d'équipe», donne-t-il en exemple.

Neuf écoles de la région

À l'exception de La Frontalière de Coaticook, toutes les équipes de la région qui ont participé à Robotique FIRST l'an dernier sont de retour : le Séminaire de Sherbrooke, le Salésien, l'école de la Montée, le Triolet, la Ruche, la Richmond Regional High School, l'école Massey-Vanier (Cowansville) et le Collège Saint-Bernard de Drummondville. Pour la première fois s'ajoute la polyvalente La Samare de Plessisville.

« Ce qui m'impressionne le plus, c'est l'implication des gens. Quand on a commencé, on était cinq ou six dans l'équipe d'organisation, en plus de M. Beaudoin de Bombardier. Là, ça va bientôt faire neuf ans que la région participe, et on est rendus à 1250 jeunes et 425 mentors », se réjouit François Michaud, qui est dans l'organisation depuis le tout début.

« Ça humanise beaucoup le secteur des sciences et technologies. C'est très différent de faire des exercices plutôt abstraits dans des manuels. Les jeunes voient qu'ils sont capables de couper, plier et façonner du métal, ils peuvent voir comment c'est de faire le métier

« Ce que je veux que les jeunes retiennent, c'est qu'ils sont riches de leur temps. Ils peuvent choisir de faire une activité comme celle-là qui va les amener ailleurs, ou rester chez eux sur le divan. Ils doivent décider où ils vont investir leur temps, c'est là que ça va se jouer beaucoup », dit-il.

Le Festival de robotique 2015 se déroulera à Montréal du 18 au 21 mars. Les équipes sélectionnées participeront par la suite au Championnat international FIRST à Saint-Louis, dans le Missouri, du 22 au 25 avril.

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