Mission accomplie pour frère Denis Poirier

La mission du frère Denis Poirier en Zambie... (IMACOM, Jessica Garneau)

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La mission du frère Denis Poirier en Zambie a porté ses fruits : la ferme et le village se sont métamorphosés grâce à ses efforts. C'est ce qu'il raconte dans son livre intitulé Kasembo Farm 2000-2006.

IMACOM, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Les supérieurs du frère Denis Poirier ont fait appel à lui pour une mission en Zambie au début des années 2000 : avait-il envie de diriger une ferme située à Kasama, au nord de la Zambie, la partie la plus pauvre de ce pays très pauvre?

Tout un défi pour l'homme de 60 ans qui n'avait pas encore vraiment voyagé à l'étranger. L'envie de dire oui le tenaillait pourtant. Après tout, il possédait les deux prérequis demandés : de l'expérience dans une ferme et une solide expérience financière, lui qui est comptable de formation et qui travaillait, jusque-là, comme comptable au sein de sa communauté, les Marianhill.

«Je ne parlais même pas très bien anglais... C'était un peu cowboy, mais je suis parti là-bas en pensant que ce serait une petite ferme, avec deux-trois employés.»

Erreur. La ferme était immense avec des milliers de poules et de poulets, des cochons, des moutons, des vaches et tout ce qu'il fallait pour fabriquer la moulée nécessaire à tous ces animaux. Du jour au lendemain, Denis Poirier est donc devenu directeur général d'une entreprise comptant... une soixantaine d'employés!

Très vite, le comptable a perçu des failles dans la gestion de l'entreprise. Des failles qu'il pouvait corriger pour améliorer le rendement de la ferme et les conditions de vie de la population de cette région très pauvre.

Par exemple, le maïs qui poussait dans les champs des environs était de très mauvaise qualité et très rare parce que les agriculteurs pauvres n'avaient pas les moyens de se payer les engrais nécessaires.

Le frère Poirier a décidé de créer une petite coopérative qui a grandi et prospéré. Et quand il a quitté le pays sept ans plus tard, les alentours de sa ferme étaient méconnaissables : le maïs poussait partout... au grand bonheur des familles qui gagnaient enfin de quoi nourrir les leurs!

«J'achetais aussi le maïs à un prix décent, à un prix qui permettait aux agriculteurs de faire vivre leurs familles. Avant, ils vendaient souvent leur maïs pour moins cher qu'il coûtait à produire!»

Héros local

En quelques années de dur labeur, le missionnaire des Marianhill est devenu une sorte de héros local. Il a amélioré les conditions de vie de ses employés. Une école a été bâtie dans le village pour que les jeunes aient la chance d'apprendre l'anglais.

«Quand je repense à cette histoire, je me sens vraiment missionnaire», dit-il avec fierté.

Denis Poirier se sent si fier de cette expérience qu'il a décidé de la partager avec les lecteurs, tant ceux qui ont envie de lire des histoires de petits miracles que ceux qui seraient intéressés à copier le modèle qu'il a développé dans d'autres communautés africaines.

«J'ai envoyé plus de 200 longs courriels à ma soeur au cours de ma mission de sept ans, et un de mes neveux les avait tous gardés. Je suis donc parti de ça pour écrire un livre», raconte-t-il.

Intitulé Kasembo Farm 2000-2006, le livre est en vente par le biais du site www.societedesecrivains.ca et aussi à la librairie Médiaspaul à Sherbrooke au coût de 15,95$.

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