Pas de répit pour Moisson Estrie et l'Armée du salut

Si plus de 2000 Paniers de l'espoir ont été livrés la fin de semaine dernière à... (Archives La Tribune)

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(Sherbrooke) Si plus de 2000 Paniers de l'espoir ont été livrés la fin de semaine dernière à des foyers dans le besoin, force est de constater qu'il en reste beaucoup à combler. Tant chez Moisson Estrie qu'aux locaux de l'Armée du salut, la demande pour obtenir de l'aide alimentaire dépasse la capacité des organismes à répondre à leurs besoins.

Et la situation n'est pas sur le point de changer, craint Anne-Marie Dagenais.

« Il y a eu une augmentation incroyable depuis septembre. Je remarque beaucoup que les gens sont en attente de chômage plusieurs semaines, plusieurs ont de la difficulté à arriver avec l'aide sociale, parce que les loyers coûtent cher et que l'électricité utilisée augmente en hiver. Ils n'ont pas un gros montant et ne peuvent rien se permettre. Il a fallu que je ferme la banque alimentaire des fois parce que je n'avais pas de nourriture. Les gens marchaient pour venir nous voir et je devais leur dire qu'on n'avait rien à leur donner... », déplore la directrice des services communautaires à l'Armée du salut.

Depuis le printemps, l'Armée du salut tient trois soupes populaires plutôt que deux et offre 90 repas par soir comparativement à 60 auparavant. L'organisme a également pu tenir un deuxième souper de Noël, hier soir, grâce aux dons des restaurants Subway et Domino' s, qui s'ajoute au souper traditionnel de ce soir « et on compte augmenter les soupes populaires à quatre par semaine... les besoins sont là et il faut trouver une façon d'y répondre », indique Mme Dagenais.

Chez Moisson Estrie, on doit toujours refuser des demandes à l'épicerie sociale, même si on a pratiquement doublé le nombre quotidien admis pour la période des Fêtes.

« Notre capacité en temps normal c'est 60 dépannages par jour, parce qu'au-delà de ça on ne peut pas fournir et rencontrer chacune des personnes. Aux environs de Noël, on augmente jusqu'à 90 et 100 dépannages par jour. C'est presque doublé et on pourrait en faire bien plus. Les besoins sont là. »

Tout en remerciant tous les donateurs pour leur générosité, on insiste chez les deux organismes pour souligner que la faim afflige les gens durant toute l'année, et non seulement pendant la période des Fêtes, d'où l'importance pour eux de pouvoir continuer de compter sur la charité des gens au cours des prochains mois.

« Ce qui m'inquiète, c'est de savoir comment on va faire pour les aider au cours des prochains mois, souligne Mme Dagenais. Les gens ont tendance à oublier que les besoins, ce n'est pas juste à Noël, c'est durant toute l'année. Là, avec ce qu'on donne pour le moment, on vide nos armoires. En janvier, février et mars, les gens auront aussi besoin de nourriture. »

« Il y a une abondance pendant la période de Noël, mais il y a l'Après-Noël aussi qui existe et qu'on vit en grande difficulté, parce que la générosité est un petit peu moins présente, explique Geneviève Côté. On parle de janvier février et mars, mais il y a aussi septembre octobre et novembre qui représentent une grosse période où les denrées se font plus rares. Il faut sensibiliser les gens pour montrer que les gens dans le besoin, il y en a toute l'année. »

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