La magie de Noël s'invite chez Lyne Bergeron

Valérie Beauchesne désirait que sa mère Lyne Bergeron... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Valérie Beauchesne désirait que sa mère Lyne Bergeron soit inondée de lumière pendant la période des Fêtes.

Imacom, Jocelyn Riendeau

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(Sherbrooke) Affaiblie par la chimiothérapie dans le but de traiter le cancer qui afflige ses poumons et qui s'attaque maintenant à son coeur et son système lymphatique, Lyne Bergeron n'aura pas le plaisir de visiter sa famille pendant la période des Fêtes, mais grâce à l'initiative de sa fille, elle pourra dire que la magie de Noël s'est installée chez elle.

Valérie Beauchesne a lancé une invitation sur Facebook il y a une semaine dans le but de recueillir les lumières de Noël en trop des gens et de façonner un village de Noël à l'arrière de la maison de sa mère, hier.

« Ma mère tripe sur les lumières de Noël, lance d'emblée Valérie avec un large sourire. Il y a plein de gens qui m'en ont apporté et qui sont venus nous aider à les installer. Ça fait un petit Noël magique pour tout le monde. On voulait amener de la magie, un peu de positif pour passer les temps durs. On a amené Noël et le Village d'antan dans la cour en arrière. »

Pendant qu'à l'extérieur une vingtaine d'amis et membres de la famille s'activaient à installer les milliers de lumières de Noël et peaufiner le décor enchanteur avant la tombée du jour, Lyne Bergeron contemplait le tout de l'intérieur, au chaud, réchauffé par le feu qui illuminait ses yeux.

« C'est beau les lumières, note tout simplement Mme Bergeron. À Noël on avait parlé d'aller au Village d'antan, à Drummondville, mais mon cancer a récidivé et je ne peux pas sortir comme je veux. Ma fille a invité sur Facebook les gens qui le souhaitaient à apporter des lumières afin de créer un village. C'est assez magique et j'ai une fille assez géniale, elle est incroyable. »

Et n'allez surtout pas lui offrir de ranger son village au lendemain du temps des Fêtes!

« Je n'ai pas le goût de le défaire. J'aimerais ça qu'il y en ait qui en profite. Moi j'aime Noël; mon sapin, je l'enlève fin mars à peu près! Les gens me taquinent avec ça et je le défais quasiment juste pour avoir le plaisir de le refaire! » indique la dame de 55 ans en riant.

«On ne parle plus de guérison dans mon cas; on peut parler peut-être de rémission, mais bon. Je garde confiance.»


Parce que si le cancer dont elle souffre ne lui laisse aucune chance de guérison, le village derrière chez elle semble lui insuffler une bonne dose d'espoir en la vie.

« On ne parle plus de guérison dans mon cas; on peut parler peut-être de rémission, mais bon. Je garde confiance. On en entend plein d'histoires de gens à qui l'on donne six mois à vivre et qui vivent pendant 10 ou 15 ans. J'ai une amie à qui on avait donné quatre mois qui a vécu dix ans. Je ne m'arrête pas à ça. On vit au jour le jour, on essaie de profiter de tout ce qui passe et on verra ce que l'avenir nous réserve. »

« C'est magique, c'est ce que je n'arrête pas de dire, en portant son regard au-dehors. Oui, il m'arrive des affaires qui ne sont pas drôles, mais je suis tellement choyée dans la vie que c'est difficile de ne pas garder le moral. »

« J'ai ça, mais n'importe qui ici peut mourir dans deux jours, relate MmeBergeron, qui a perdu son fils Jean-Michel il y a neuf ans, décédé des suites d'un accident de la route avec sa copine Isabelle Boisvenu. On ne sait jamais ce qui peut nous arriver et c'est pourquoi on ne concentrera pas là-dessus. »

Non, Lyne, nous nous concentrerons sur les lumières.

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