Des poinsettias jusqu'à la friperie

Patricia Bibeau, Catherine Trottier et Claire Gosselin espèrent... (Imacom, Maxime Picard)

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Patricia Bibeau, Catherine Trottier et Claire Gosselin espèrent que leur friperie au profit de la Maison Aube-Lumière se remplira de visiteurs d'ici samedi.

Imacom, Maxime Picard

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(Sherbrooke) En 1992, alors que la Maison Aube-Lumière n'était encore qu'un rêve, Catherine Trottier a eu l'idée d'organiser une vente de poinsettias pour amasser de l'argent en vue d'une ouverture éventuelle de l'organisme. « C'est une belle plante qui se retrouve dans les familles dans le temps des Fêtes. Je voyais ça comme un beau symbole pour la Maison Aube-Lumière », raconte-t-elle aujourd'hui.

L'ampleur qu'a prise la campagne avec les années lui a donné raison; on associe aujourd'hui spontanément les poinsettias à la Maison.

Quand Mme Trottier a eu l'an dernier une nouvelle idée de financement, on n'a donc pas hésité à l'écouter. C'est ainsi qu'est née la friperie au profit d'Aube-Lumière, qui sera ouverte jusqu'à samedi (excepté le 25 décembre). On y vend des vêtements de moyen ou haut de gamme, soigneusement nettoyés par l'équipe de bénévoles qui oeuvre sur place, dans le local 136 de la Place des Congrès-Delta (dans le centre d'achats).

Parmi ceux-ci, Patricia Bibeau et Claire Gosselin, des acolytes de toujours de Mme Trottier; elles faisaient d'ailleurs partie de la première équipe de vente de poinsettias.

Chacune a évidemment son histoire qui la rattache au projet de la Maison. Mme Bibeau était bénévole aux soins palliatifs du Sherbrooke Hospital avant de se joindre à Aube-Lumière. « Au début, j'étais gênée, parce que ça parlait en français. Je me demandais ce que je faisais ici! Mais j'ai rencontré Catherine et Claire, qui sont devenues de bonnes amies. Et j'ai cru dans le projet », se rappelle-t-elle.

« Moi, ma soeur est décédée du cancer. Donc quand j'ai entendu qu'un projet se réparait, je voulais m'impliquer. J'ai participé à différentes activités, comme l'organisation de défilés, de vins et fromages, j'ai été membre de la corporation... j'ai toujours été très impliquée », mentionne pour sa part Mme Trottier.

Après plusieurs années d'implication auprès de la Maison, Claire Gosselin a vu la belle-mère de son gendre y décéder. « Je la voyais quand elle était à la Maison, elle participait à la vente de bougies pour la Marche des lumières, et elle en avait vendu beaucoup! Je me suis dit qu'un jour je redonnerais aussi », dit-elle. Le projet de friperie est arrivé à point nommé.

Ce sont par ailleurs les dons de la population ainsi que de commanditaires, dont Immex (qui fournit le local), qui permettent à la friperie de fonctionner. Au total, une trentaine de bénévoles ont mis la main à la pâte pour faire du projet une réalité.

Les trois femmes espèrent que la friperie rouvrira ses portes au printemps, dans ce même local ou dans un autre. « C'est un projet qui est tellement bien perçu. Les gens découvrent ça et sont étonnés, enchantés! » affirme Mme Trottier.

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