Desserts et cantiques pour des résidents d'Aube-Lumière

Des élèves de l'école La Samare, qui étaient... (Imacom, Maxime Picard)

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Des élèves de l'école La Samare, qui étaient à la Maison Aube-Lumière jeudi, ont chanté devant Bernadette Bilodeau.

Imacom, Maxime Picard

Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Les résidents de la Maison Aube-Lumière ont eu droit à de la visite rare et agréable, jeudi midi, alors que cinq élèves de 4e et 5e années de l'école La Samarre sont allés leur livrer des desserts et entonner quelques cantiques à leur chevet à l'occasion de la période des Fêtes.

D'abord timidement, puis avec plus d'assurance, les élèves ont fait le tour des chambres où les attendaient les patients atteints de cancer.

Pour Walter Harvey, l'arrivée impromptue des ces «petits lutins» aura été une des plus belles surprises qu'il aura reçue depuis son admission à Aube-Lumière.

«Je ne m'attendais pas à ça du tout, vous savez. Avoir des beaux petits lutins comme ça dans sa chambre, ça fait du bien. Depuis que je suis ici, je  compte les jours sur mon calendrier. J'ai 90 ans et je vais avoir 91 le 11 de mars... si je me rends jusque là», a-t-il ajouté en ouvrant la boîte de desserts que les lutins venaient de lui livrer.

L'idée d'ensoleiller ainsi le temps des Fêtes des résidents d'Aube-Lumière est celle de la classe de Mélanie Bernard, à qui elle a soumis le projet à ses 23 élèves vers la mi-octobre.

Les cinq élèves choisis pour effectuer la visite ont été sélectionnés au hasard, indique Mme Bernard.

«On a laissé le choix à tout le monde de participer à sa façon. On leur a expliqué exactement ce à quoi ils allaient faire face, qu'ils allaient voir des gens atteints de cancer, certains en fin de vie. Ce qui fait que certains élèves ont préféré ne pas s'inscrire au tirage pour la visite. Ceux-là ont participé d'une autre façon, soit en confectionnant l'un des quatre desserts ou en participant à l'emballage de ceux-ci. Tout le monde a embarqué avec enthousiasme.»

«Je me suis rendu compte qu'on n'est pas obligé d'acheter un cadeau à 100 $ pour faire plaisir à quelqu'un.»


Des cartes de Noël confectionnées par les élèves de 2e année  ont aussi été remises à tous les résidents.

Pour les cinq élèves choisis, l'expérience en aura valu manifestement la chandelle. Jamille Picard, Tom Laplanche, Alice Sauriol, Elsa Lévesque et Léo-Allain Lamontagne ont tous indiqué ne pas avoir regretté leur décision.

«Je me suis rendu compte qu'on n'est pas obligé d'acheter un cadeau à 100 $ pour faire plaisir à quelqu'un, a exprimé candidement Tom Laplanche. Juste une petite marque d'attention ça peut faire beaucoup de bien», a-t-il ajouté.

Alice Sauriol dit s'être rendu compte du pouvoir magique de la musique et des chants de Noël.

«Il y a une dame qui nous a dit qu'à chaque Noël elle avait l'habitude d'écouter des chants interprétés par des enfants, mais que cette année elle s'attendait à ne pas en écouter. Elle était émue.»

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