L'environnement fait-il les frais du budget?

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Christine Ouellet

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(SHERBROOKE) L'environnement fera-t-il les frais des coupes au dernier budget municipal? Plusieurs des mesures énumérées par le maire Bernard Sévigny pour limiter l'augmentation du fardeau fiscal lundi semblaient toucher aux choix écologiques que la Ville avait faits par le passé.

Outre l'abolition de la subvention pour l'acquisition de couches jetables, la Ville de Sherbrooke vendra désormais les bacs verts, consacrés au recyclage, et les bacs bruns, réservés au compostage. La gratuité pouvait être perçue comme un incitatif à détourner des matières recyclables ou putrescibles des sites d'enfouissement. Les citoyens pourraient-ils bouder les bacs verts ou bruns?

« Il est actuellement obligatoire d'avoir les trois bacs et c'est aussi une obligation de les remplacer s'il y a un bris », précise la présidente du comité de l'environnement à la Ville de Sherbrooke, Christine Ouellet.

« Effectivement, il y a un effet pervers si un bac déborde et que certains n'ont pas envie de prendre un bac supplémentaire pour éviter des frais. Comme c'est une mesure transitoire, nous surveillerons la situation. La patrouille verte sera à l'affût et si nous rencontrons beaucoup de situations de non-conformité, nous réagirons. Ce sera aussi une occasion de voir si nous pouvons mieux gérer notre consommation », espère Mme Ouellet.

La Ville fermera aussi désormais ses écocentres le dimanche, n'entretiendra plus 200 de ses plates-bandes et abolit une de deux collectes de feuilles mortes à l'automne.

« Les gestes environnementaux coûtent cher. Les normes et responsabilités ont été pelletées aux municipalités. Par exemple, nous devons nous conformer à la collecter à trois voies. Ça nous est imposé. Est-ce qu'en coupant, nous pouvons arriver à obtenir plus d'implication citoyenne? Il faudra encourager davantage la réduction à la source », plaide Mme Ouellet.

« Pour les feuilles mortes, tout est dans les communications. Peut-être que nous ne sommes pas obligés de ramasser les premières feuilles qui tombent. On peut seulement passer la tondeuse. Les feuilles déchiquetées font un excellent compost. Sinon, au lieu de disposer de dix sacs à chacune des collectes, les citoyens auront vingt sacs à l'unique collecte. »

Christine Ouellet n'exclut pas que les nouvelles façons de faire aient des effets pervers. Elle demeure néanmoins convaincue que Sherbrooke continuera à présenter des statistiques exemplaires pour ses pratiques environnementales.

« Je ne pense pas que nous aurons une moins bonne performance à la fin de l'année. Je ne suis pas prête à dire que ces mesures généreront des tonnes supplémentaires de matières enfouies. C'est une année transitoire. Si on se rend compte que ça n'a pas de bon sens, nous nous battrons bec et ongles pour que les mesures nécessaires soient de retour l'an prochain. »

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