Les citoyens pourront cultiver les plates-bandes abandonnées par la Ville

Les citoyens qui le désirent pourront vraisemblablement aménager à leurs... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Les citoyens qui le désirent pourront vraisemblablement aménager à leurs propres frais les plates-bandes qui ne seront pas entretenues par la Ville l'été prochain. C'est ce que laisse entendre la présidente du comité de l'environnement de la Ville de Sherbrooke Christine Ouellet.

Rappelons que pour des soucis d'économie, la Ville de Sherbrooke a décidé de ne pas entretenir 200 de ses plates-bandes. « Je n'ai pas encore le plan précis pour déterminer où seront ces plates-bandes, mais ce sont des endroits où nous plantions quelques annuelles qui nécessitaient du désherbage et qui n'apportaient pas un apport visuel suffisant pour qu'elles soient maintenues », explique Mme Ouellet.

Des citoyens se sont donc manifestés pour savoir s'ils pouvaient utiliser ces plates-bandes. « Je pense que ce serait une très bonne initiative. Le comité d'embellissement encourage les citoyens à cultiver les servitudes municipales ou les ronds-points. Selon certains critères, le comité peut offrir 40 $ par mètre carré la première année pour ouvrir les plates-bandes, et 5 $ du mètre carré dans les années successives pour l'entretien, par exemple l'achat de compost. »

Une enveloppe de 15 000$

L'enveloppe gérée par le comité d'embellissement est de 15 000 $. « Le programme dit que les citoyens peuvent cultiver des plantes, sans préciser leur nature, donc elles pourraient être horticoles ou légumières. »

Les citoyens intéressés devront toutefois obtenir une autorisation de la Ville. « Ils peuvent entrer en contact avec moi ou avec le comité d'embellissement pour qu'on sache où sont situées les plates-bandes entretenues et pour connaître les intentions de culture. Ça ne veut pas dire que ce sera permis partout. Évidemment, on ne pourra pas cultiver le long de la rue King», donne en exemple la conseillère Christine Ouellet.

Mme Ouellet explique que l'autorisation est primordiale également pour éviter une incompatibilité entre le type de culture et les produits utilisés dans les plates-bandes dans le passé. « Si nous avons dû utiliser des pesticides pour contrôler une infestation, il ne serait pas approprié d'y planter des légumes. Pour la prochaine année, ce serait du cas par cas. Si jamais il y avait de l'abus, des mesures s'imposeraient. Ça vient rejoindre le besoin des citoyens de faire de l'agriculture urbaine. Ce serait peut-être une coupe budgétaire qui deviendrait une ouverture. »

L'idée d'aménager un espace municipal n'est pas sans rappeler ce citoyen qui avait planté de petits arbustes à la place de l'Indien, le long de la rivière Magog et de la piste cyclable située à l'arrière du cinéma Galaxy. L'initiative, jugée intéressante par la Ville, devait toutefois être approuvée par le ministère de l'Environnement puisqu'il s'agissait d'une intervention le long d'un cours d'eau. Les plates-bandes de la Ville ne sont évidemment pas régies par les mêmes règles.

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