Le procès du projet« kayak » sera retardé

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(SHERBROOKE) Ce qui était un doute pour les accusés arrêtés en marge du projet « kayak » est maintenant une certitude; le procès prévu à compter du 6 janvier 2015 sera retardé.

La juge Julie Beauchesne de la Cour du Québec avait suspendu les procédures le temps que se règlent des procédures intentées devant la Cour supérieure par certains accusés.

L'avocat de la défense Me Michel Dussault, qui défend le membre en règle des Hells Angels Vincent Boulanger, avait déposé une requête en continuation des procédures devant la Cour supérieure afin que reprenne l'audition, mais elle a été retirée hier devant le juge Yves Tardif de la Cour supérieure.

Le magistrat a fixé l'audition des requêtes au 23 janvier prochain pour l'émission d'un bref en certiorari et en prohibition devant la Cour supérieure par l'accusé Stéphane Rouleau de même qu'une nouvelle requête du même type déposée par Sylvain Auger, défendu par Me Michel Dussault.

Ce dernier estime que la Cour supérieure doit « déclarer qu'il existe une appréhension raisonnable de partialité », de la juge Beauchesne face aux accusés qu'il défend.

En parallèle, la poursuite a déposé une requête en déclaration d'inhabileté de Me Michel Dussault, qui ne pourra être cependant entendue tant que les procédures en Cour du Québec n'auront pas repris. La juge Beauchesne avait rejeté une requête en inhabileté de la procureure aux poursuites criminelles au dossier Me Stéphanie Landry au début de l'audition des requêtes qui avait été déposée par la défense.

Les deux premiers mois de 2015 avaient été réservés pour le procès « kayak ». Avec ces requêtes devant la Cour supérieure, la fin de l'audition des requêtes préliminaires, puis du procès seront donc encore reportés de quelques mois parce que certains avocats ne seront vraisemblablement plus disponibles parce qu'engagés dans d'autres procès.

Cinq accusés sont détenus pour la durée des procédures dans cette affaire.

L'opération Kayak s'est déroulée le 12 juin 2013 à plusieurs lieux de perquisition en Estrie, dont Sherbrooke, Saint-Denis-de-Brompton, Windsor, Dudswell, Stukely Sud, Sainte-Christine et Canton de Cleveland.

Plus de 235 policiers de la Sûreté du Québec, du Service de police de Sherbrooke, de la Régie de police Memphrémagog, de la Gendarmerie royale du Canada ainsi que des corps de police de Granby et Bromont avaient participé à cette frappe policière.

La preuve de la poursuite comprend le témoignage d'un agent civil d'infiltration, des filatures, des surveillances policières, de l'écoute électronique, des balises de localisation, des micros cachés, des caméras dissimulées et des perquisitions.

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